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Crash du Sinaï: le renseignement américain privilégie la piste de l'attentat à la bombe

Temps de lecture : 2 min

Une conclusion fondée sur des éléments amassés depuis le crash mais aussi peu avant, quand une activité accrue avait été constatée dans le Sinaï.

Les débris du crash de l'appareil de Metrojet dans le Sinaï. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany.
Les débris du crash de l'appareil de Metrojet dans le Sinaï. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany.

Selon des informations rapportées par CNN, mercredi 4 novembre, les services de renseignement américains privilégient l'hypothèse de l'attentat à la bombe commis par l'organisation Etat islamique ou une de ses filiales dans l'enquête sur le crash de l’A321-200 de la compagnie russe Kogalymavia, qui a provoqué la mort de 224 personnes dans le Sinaï le 31 octobre. «Le sentiment définitif est qu'il s'agissait d'un engin explosif abandonné dans un bagage ou quelque part dans l'avion», a expliqué une source anonyme à la chaîne, selon qui cette conclusion est fondée sur des éléments amassés depuis le crash, y compris des communications internes à l'EI, mais aussi peu avant, quand une activité accrue avait été constatée dans le Sinaï.

Plus tôt dans la journée, le bureau du Premier ministre britannique David Cameron avait déjà évoqué la même piste: «L'enquête est toujours en cours et nous ne pouvons pas expliquer avec certitude pourquoi l'avion russe s'est écrasé, mais alors que de nouvelles informations apparaissent nous sommes préoccupés par la possibilité que l'engin ait pu être anéanti par un engin explosif», avait expliqué le 10, Downing Street.

Le 2 novembre, Alexandre Smirnov, un dirigeant de la compagnie aérienne, avait expliqué lors d’une conférence de presse qu’il était impossible qu’un avion Airbus «se disloque dans les airs à cause d’une erreur technique ou d’une faute de la part du pilote», comme le rapportait Reuters.

L'homme avait ajouté que l’avion «était en excellent état technique». Les autorités russes avaient, toutefois, ordonné à Kogalymavia (également appelée «Metrojet») de ne pas faire voler ses avions du même modèle jusqu’à ce que les causes du crash soient connues.

«La seule cause possible est une action extérieure, avait indiqué Alexandre Smirnov. Tout porte à croire que dès le début de la catastrophe, l'équipage a perdu le contrôle total [de l’avion]», avait-il également expliqué, arguant que les pilotes n’avaient pas «essayé d’entrer en contact radio» avec les contrôleurs au sol.

Le groupe État islamique, qui a des unités dans le Sinaï sous la direction de la filiale «Wilayat Sinaï», avait revendiqué samedi avoir abattu l’appareil. Si la théorie d’un missile détruisant l’avion en vol avait rapidement été écartée –l’A321-200 se trouvant à 10.000 mètres d’altitude et hors de portée des missiles possédés par les djihadistes dans la région–, l'hypothèse d'une bombe avait vite émergé.

Slate.fr

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