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Google salue la mémoire de celui qui a révolutionné les recherches internet... au XIXe siècle

Doodle du 2 novembre 2015. Capture d'écran Google.

Doodle du 2 novembre 2015. Capture d'écran Google.

C'est le bicentenaire de la naissance du mathématicien anglais George Boole.

C’est le doodle du jour. Le 2 novembre, le logo de la page d’accueil de Google apparait biffé par de curieuses équations. Un balayage de l’ensemble par le curseur de la souris indique qu’il s’agit de célébrer les deux cents ans de la naissance de George Boole, mathématicien anglais du XIXe siècle dont les travaux ont jeté les bases de l’informatique et du numérique. Scientific American nous en apprend plus.

George Boole vient de la même région qu’Isaac Newton, le comté de Lincoln. Et, tout comme le théoricien de la gravitation, il connaît une épiphanie intellectuelle, une révélation scientifique de la plus haute importance. En 1833, alors qu’il marche dans un champ du côté de Doncaster, George Boole (17 ans) imagine d’exprimer sous forme mathématique les relations logiques et les pensées humaines. C’est en 1854, dans un ouvrage intitulé The Laws of Thoughts, qu’il couche ses trouvailles sur le papier: ce qu’on appelle l’algèbre de Boole a influencé, par exemple, les recherches informatiques et leurs précisions.

Ainsi, c’est grâce à l’homme de science du siècle de Victoria qu’en ajoutant AND ou OR dans sa barre de recherches, l’internaute pourra tout savoir sur le moraliste de Versailles Saint-Simon et non pas se perdre dans les méandres de la pensée du Saint-Simon, philosophe positiviste du XIXe siècle. On dit «merci» qui?

Un homme pressé

Pourtant, s’appuyant sur la biographie consacrée à Boole par Desmond MacHale, Scientific American rappelle que rien ne destinait le fils d’un obscur cordonnier du nord-est de l’Angleterre à pareille postérité savante. C’est en autodidacte, et non à l’université, qu’il se familiarise avec les sciences dures et assimile des langues européennes en plus des antiques latin et grec. C’est d’ailleurs seulement pour aider financièrement sa famille qu’il commence à enseigner.

Il crée plus tard sa propre école avant d’être débauché par la prestigieuse université de Cork en Irlande en 1849. En homme pressé, celui qui avait été touché par la grâce du génie mathématique à l’âge de 17 ans, meurt en 1864 avant son cinquantième anniversaire. Après qu’il a essuyé une averse intense, sa femme, Mary Everest elle-même scientifique, décide de le soigner selon une méthode particulière: elle le fait aliter et humidifie les draps régulièrement. Un remède spartiate original mais qui présente l’inconvénient de tuer son patient en aggravant sa pneumonie. Une simple erreur de calcul pourtant. 

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