La semaine BHL

Slate.fr, mis à jour le 29.09.2009 à 9 h 14

Vendredi, Parlons Net, l'émission de France-Info animée par David Abiker (et dont Slate est partenaire, avec Rue89, LeFigaro.fr et Marianne2.fr), recevait Bernard-Henri Lévy, qui venait de conclure victorieusement une campagne médiatique contre l'élection de l'Egyptien Farouk Hosni à la direction de l'Unesco. A revoir en vidéo...

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Intense campagne médiatique? «L'homme n'était pas digne du poste, il n'y a pas eu de plan, tout a commencé par un texte signé Claude Lanzmann, Elie Wiesel et moi. C'est aussi une victoire des internautes. J'ai d'ailleurs pu mesurer la force de diffusion virale des informations, mais des virus vertueux.»

Le «track record» de Farouk Hosni: «il a été plus Frère Musulman que les Frères Musulmans, il s'est engagé à s'opposer au négationnisme. C'est la moindre des choses. Il a invité Roger Garaudy, le grand maître du négationnisme au titre de sa contribution à la culture. (...) Si l'alternative, c'est Farouk Hosni, un censeur, emprisonneur de blogueurs, un caviardeur de scenarii, ou une femme qui sait ce que c'est qu'une culture persécutée, le choix est vite fait. Sa déclaration selon laquelle il changerait, et deviendrait un démocrate, c'est de la farce!»

Un lobby juif contre Hosni, ça ne vous rend pas inaudible dans le monde musulman? «Il n'y a pas de monde musulman. Il y a plusieurs mondes musulmans. Il y a des totalitaires et des démocrates. Il n'y a pas que l'Egypte dans le monde musulman. Il y a la Bosnie par exemple.»

Sur le conflit israélo-palestinien. «Je suis pour la coexistence d'un Etat palestinien à côté d'Israël. Quand le gouvernement israélien commet des fautes, je le dis, quand je me trouve en face d'un dirigeant israélien, je ne mâche pas mes mots. Il y a des principes. (...)»

Ses relations avec Nicolas Sarkozy. «Il y avait un problème concernant la reconduction de mon mandat au Conseil de surveillance d'Arte. Etais-je renommée ou pas? C'est du ressort de l'Etat et ce fut le prétexte de la rencontre après des mois de brouille. Il se trouve que je connaissais Nicolas Sarkozy depuis très longtemps; j'ai des relations privées amicales avec lui depuis 1983. Je fais partie des gens civilisés qui croient qu'on peut voter pour des gens pour lesquels on n'a pas d'amitiés et qu'on peut ne pas voter pour des gens qu'on aime bien. Nicolas Sarkozy ne comprend pas ça. Quand on est son ami, il pense qu'on doit voter pour lui; il n'arrive pas à faire la différence: on peut l'aimer humainement - et c'est mon cas - et en même temps, je suis en désaccord total avec lui sur beaucoup de choses.»

Le PS: «Il faut passer à autre chose. L'intérêt de la gauche, du peuple de gauche, des citoyens, ce serait que le PS se fonde dans un ensemble où il y aurait les amis de Cohn-Bendit, etc. Pour ça, il faut un big bang.(...) Je soutiendrai Royal de la même façon avec le même enthousiasme dans une configuration identique. Je pense que c'est elle qui sera la candidate. (...)»

Le périmètre de ce rassemblement? «Du Modem oui, Besancenot non».

Au menu aussi de cet entretien, le rôle des intellectuels dans la marche du monde, du G20 à la Jungle de Calais, des combats sociaux en France à l'Afghanistan et l'affaire Hortefeux...

 

A voir aussi, vos questions posées via la page Facebook de l'émission.

 

JH

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