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Le problème avec les soutiens-gorge de sport

catch féminin | Miguel Discart via Flickr CC License by

catch féminin | Miguel Discart via Flickr CC License by

Eux aussi sont avant tout conçus comme des accessoires de mode.

Les soutiens-gorge sportifs n’ont jamais fait l’unanimité. Et il y a de bonnes raisons à cela selon les données compilées par le site Racked, et les scientifiques rencontrées par la journaliste. À l’évidence, le soutien-gorge sportif a représenté une avancée réelle pour les athlètes victoriennes condamnées à l’étouffant corset et pour les tenniswomen de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle traînant sur les courts leurs lourdes et longues jupes. Mais depuis?

Il aura fallu attendre 1977 pour que Lisa Lindahl et Polly Smith en lancent une version plus moderne. Et il est très vite apparu que le produit répondait à un réel besoin. En 2002, les chiffres montraient que ce soutien-gorge sportif représentait 6% du marché.

Sois belle et transpire

Bien que cette information ait peu de chance d’apprendre quoi que ce soit aux femmes, les mouvements des seins et les douleurs qui bien souvent les accompagnent conduisent parfois les femmes à arrêter le sport. La poitrine qui n’est pas un muscle, mais avant tout de la graisse, est maintenue par le ligament de Cooper qui ne l’empêche pas de bouger. Cette difficulté est bien sûr accentuée par l’activité physique.

 

Pour remédier au problème, les femmes disposent de deux types de soutiens-gorge: le modèle à compression, qui place les deux seins au même endroit et très près du corps, ou le soutien-gorge encapsulant qui les maintient individuellement.

La controverse est immense pour savoir laquelle de ces deux formules convient le mieux à l’exercice sportif et autour des possibilités de les améliorer. Mais, en un sens, le débat importe peu, et ce, pour deux raisons: tout d’abord, selon cette étude, les femmes ne portent jamais le soutien-gorge idéal, car même à tour égal, deux poitrines différeront en terme de sensibilité, densité, etc.  

Rien de bien scientifique

La seconde raison est purement mercantile: le soutien-gorge, fut-il sportif, n’est jamais seulement un objet pratique mais aussi un accessoire de mode. On attend des femmes qu'elles soient «sexy» même sur une piste d’athlétisme, ce qui rejaillit sur la nature de la demande économique. Et entre la fonction utilitaire et la fonction esthétique, les marques ne balancent pas longtemps.

«Le gros problème, c’est que beaucoup de choses là dedans n’ont rien de scientifique, mais sont au contraire liées à la mode et à l’apparence. Et ça se vend bien», regrette Julie Steele, chercheuse à l’université de Wollongong, auteure d’expériences destinées à renforcer le confort et l’adéquation des soutien-gorge. 

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