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Paul Ryan est le plus jeune speaker depuis plus d'un siècle (mais pas le plus inexpérimenté)

Paul Ryan | Gage Skidmore via Flickr CC License by

Paul Ryan | Gage Skidmore via Flickr CC License by

L'élu du Wisconsin est le plus jeune président de la chambre depuis 1869.

On s’en doutait depuis quelques jours déjà, mais c’est désormais officiel. Paul Ryan est le nouveau speaker (président) de la Chambre des représentants des États-Unis, à partir de ce 29 octobre. L’élu du Wisconsin, qui avait été désigné candidat par les Républicains la veille, a réussi à obtenir le soutien de 236 membres du Congrès, lui assurant l’élection, indique le New York Times. Il succède à John Boehner, qui avait démissionné le 25 septembre dernier.

 

La plupart des portraits qui lui sont consacrés rappellent son jeune âge et le fait que, à 45 ans, il est le plus jeune président de la Chambre des représentants des États-Unis depuis 1869 et James Blaine. L’élu du Maine avait alors 39 ans. Le record reste cependant toujours détenu par Robert Hunter (Virginie), qui avait été nommé président de la chambre à l’âge de 30 ans, en 1839.

Combinaison jeunesse/expérience

Paul Ryan est un peu une anomalie. Mais, malgré son jeune âge comparé à la moyenne d’âge des derniers speakers –63 ans, rappelle le Washington Post–, Paul Ryan est loin d’être un novice, raconte le quotidien américain:

«En d’autres mots, il a passé beaucoup de sa jeune vie à Capitol Hill. Sa combinaison jeunesse/expérience est assez inhabituelle, même si cela ne constitue pas non plus une donnée aberrante.»

Paul Ryan est membre du Congrès (premier district du Wisconsin) depuis le 3 janvier 1999. Il avait alors 28 ans. Il a été réélu à huit reprises depuis. Il a également été le président de la commission du budget de la chambre des représentants, pendant quatre ans, entre 2011 et 2015. Il s’était par ailleurs lancé dans la présidentielle 2012, aux côtés de Mitt Romney, le candidat républicain, qui en avait fait son colistier. Le candidat à la présidence avait d’ailleurs alors fait un joli lapsus, le présentant alors comme le futur président des États-Unis.

 

Quelques heures après cette introduction, nous avions rappelé qu’il était considéré comme «un pont entre l’establishment du parti et le mouvement très remonté du Tea Party, qui n’a jamais apprécié Romney», comme l’analysait alors l’Associated Press.

Paul Ryan est toujours clairement dans la droite ligne du parti, comme le notait Le Monde, dans son récent portrait du nouveau président de la Chambre des représentants:

«Ce spécialiste des questions budgétaires s’est fait remarquer initialement par l’orthodoxie de ses positions fiscales et sa conviction de la nécessité d’un État plus modeste, partagées aussi bien par le courant libertarien que par le mouvement Tea Party. Sur les questions sociales, il est également conservateur, qu’il s’agisse de l’avortement ou du mariage gay, dont il disait en 2012 qu’il ne comptait pas parmi “les valeurs américaines ou universelles”

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