Culture / Monde

La Chine est devenue le nouvel eldorado d’un magicien américain

Temps de lecture : 2 min

La concurrence à Macao est bien moins rude qu’à Las Vegas.

Franz Harary lors d'une interview à CNN | Capture d'écran YouTube
Franz Harary lors d'une interview à CNN | Capture d'écran YouTube

La Chine et la magie, c’est une histoire qui remonte à plusieurs siècles. Pourtant, l’arrivée des communistes en 1949 a fait tomber la pratique dans l’oubli quasi général jusqu’à l’arrivée de Lu Chen sur la scène chinoise soixante ans plus tard. Ce jeune magicien taïwanais a en 2009 réalisé une prestation exceptionnelle lors d’une grande émission de télévision chinoise, à l’occasion du passage à la nouvelle année. Les Chinois et la magie sont depuis lors réconciliés, comme l’explique Chen au Los Angeles Times:

«En Chine, les gens ont toujours vu les magiciens comme des artistes de rue, dans la même catégorie que les jongleurs et les acrobates. Après l’émission, les gens ont vraiment commencé à changer leur point de vue sur la magie et ils sont devenus fascinés.»

Chen a ainsi ouvert la voie à d’autres magiciens, à l’instar de Franz Harary, un professionnel de la magie américain élevé au rang de star nationale en Chine, dont le LA Times raconte l’ascension. Ne parvenant pas à trouver le succès aux États-Unis, Franz Harary décide de s’envoler pour l’Asie en 2010. Là-bas, il trouve la gloire et la reconnaissance. Il est aujourd’hui la tête d’affiche d’un spectacle de magie dans le nouveau casino de Macao «Studio City», mastodonte de l’empire du jeu à Macao.

Sa spécialité? Voir les choses en grand. Une démesure qui n’avait pas suffi pour faire carrière et se démarquer dans son pays. Malgré des shows surdimensionnés, avec disparition d’avion, d’hélicoptère ou même du Taj Mahal, une apparition dans un spectacle de Mickael Jackson, il peinait à se faire une place à Las Vegas, comme il le narre au LA Times: «À Vegas, je ferais le quinzième spectacle de magie. En ce moment, ici, à Macao, dans cette partie de la planète, je contrôle assez bien le marché et il n'y a personne qui me fait de la concurrence, Dieu merci.»

La vedette américaine trouve tout de même un reproche à faire à la Chine et aux Chinois: le vol de ses tours. Sur internet, ses tours les plus célèbres sont ainsi vendus pour quelques sous: «Ils pensent: “Si je peux le résoudre, je vais partager avec tous mes amis et leur montrer comment je suis intelligent. J’ai battu le magicien et, même mieux, j’ai battu le magicien américain!”»

Slate.fr

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