Histoire / Monde

Les sondages pour les primaires américaines donnent rarement le bon résultat

Temps de lecture : 2 min

Sur les trois dernières élections, aucun des candidats en tête à ce moment de la course n’a ensuite été désigné par son parti.

Donald Trump | Gage Skidmore via Flickr CC License by
Donald Trump | Gage Skidmore via Flickr CC License by

Qui vont être les deux principaux candidats à s’affronter lors de l’élection présidentielle américaine, le 8 novembre 2016? C’est à cette question qu’essaient de répondre les médias américains tous les jours. Les sondages s’accumulent et Hillary Clinton a une avance conséquente dans le camp des démocrates. Côté républicain, c’est toujours Donald Trump qui fait la course en tête, même si Ben Carson a déja fait une partie de son retard.

Mais, au fond, que veulent dire ces sondages si loin de l’élection finale? Pas grand-chose si l’on en croit les trois dernières élections. C’est en tout cas ce que montre le Washington Post jour après jour avec @pastfrontrunner, un compte Twitter qui rappelle au quotidien qui était en tête à cette date précise lors des élections 2004, 2008 et 2012.

«À ce moment en 2004: Dean, un point d’avance. 2008: (Démocrates) H. Clinton, 26,3 points d’avance (Républicains) Giuliani, 10 points d’avance. 2012: Cain, 0,7 point d’avance.»

Le lien renvoie vers le site du Washington Post, qui met quotidiennement son infographie à jour.

Instant t

Preuve que les sondages ne sont fiables qu’à un instant t et qu’ils ne veulent absolument pas dire ce qu’il se passera dans quelques mois, aucun des quatre candidats ci-dessus, en tête à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, n’a finalement été celui qui représentait le Parti démocrate ou républicain.

En 2004, Howard Dean avait jeté l’éponge en février, et c’est John Kerry qui avait finalement été désigné.

En 2008, côté républicain, Rudolph Giuliani avait finalement dû renoncer un peu plus de deux mois plus tard, et c’est John McCain qui avait remporté la primaire. Chez les Démocrates, Hillary Clinton avait vu son énorme avance fondre au fur et à mesure que la date fatidique se rapprochait et c’est finalement Barack Obama qui avait été désigné par le parti.

Enfin, en 2012, alors que Barack Obama allait chercher sa réélection, Herman Cain s’était finalement effondré à la suite d’un scandale, et c’est Mitt Romney qui avait été désigné lors de la convention républicaine.

Gallup, l’un des instituts de sondages utilisés par le Washington Post pour cette démonstration, a décidé, cette année, de ne pas suivre les évolutions des intentions de vote pour les candidats aux primaires républicaine et démocrate. À la place, comme l’indique NPR, «l’entreprise va conduire des recherches sur de sujets plus larges et des tendances d’opinions à travers le pays».

Slate.fr

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