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Le «nutscaping», le selfie couillu d’avant les selfies

Testicule trônant fièrement au-dessus de l'Apache Peak, dans le Colorado | Via Nutscapes

Testicule trônant fièrement au-dessus de l'Apache Peak, dans le Colorado | Via Nutscapes

Cette pratique date de 2007 mais était restée cachée en raison de sa particularité: elle implique des testicules.

Au début, sur internet, il y avait les photos de paysages. Puis sont arrivés les fameux selfies, où notre tête déformée par l’objectif devenait aussi importante que le coucher de soleil qu’elle cachait. Mais entre les deux, une autre mode mélangeant nature et égocentrisme a vu le jour en Nouvelle-Zélande: le selfie de testicules.

En 2007, un petit groupe de Néo-Zzélandais lance le «nutscapes», un «projet photographique» très sérieux destiné aux hommes uniquement, comme expliqué sur leur site internet. Le principe est très simple, mais potentiellement vulgaire: il suffit s’incruster ses testicules dans une photos de paysage.

Pour réussir sa photo, le groupe a mis en ligne des conseils techniques très précis mais qui font néanmoins appel à votre absence totale de pudeur:

  1. Trouvez un endroit incroyable;
  2. Tourner le dos à cette scène incroyable;
  3. Baissez votre pantalon;
  4. Penchez vous en avant et prenez votre Nutscape à travers vos jambes.

 

Bijoux

Je vous laisse imaginer la scène, en présence d’autres touristes qui venaient admirer en famille d’autres bijoux, ceux de notre chère Terre. Évidemment, les «nutscapers» donnent également quelques conseils, comme le fait de porter un jogging plutôt qu’un pantalon à braguette, de trouver son équilibre avant la prise de vue, ou encore que l’aide d’un pair n’est évidemment pas interdit.

«J’étais en voyage tout seul dans la nature en Nouvelle-Zélande pour prendre des photos classiques, a expliqué l’un des fondateurs du groupe, Clancy Philbrick, au Daily Dot, et lorsque je me suis retrouvé au sommet d’une montagne en train de regarder ce magnifique glacier concave au loin, j’ai ressenti alors un grand besoin de me connecter plus intensément avec Mère Nature. La seul chose que je sais ensuite, c’est que je prenais une photo de mes testicules plongeant dans l’espace au-dessus du glacier.»

«Profondeur artistique»

Un site, plusieurs comptes sur les réseaux sociaux, et voilà que le nutscape se met en marche. Des anonymes envoient régulièrement leur contribution, rivalisant d’audace pour proposer le clair-obscur le plus perturbant que l’on ait vu depuis longtemps.

Mais n’y voyez pas là qu’un simple blague potache digne des comédies américaines de Judd Apatow. Clancy Philbrick, dans une autre interview pour le site Mashable, estime que cette passion a une «vraie profondeur artistique» parce qu’elle «touche aussi bien à une vulgarité sans prétention intellectuelle qu’à un concept très intellectuel».

En effet, il affirme que cette pratique peut avoir un impact social et remettre en jeu les normes artistiques et culturelles grâce à l’intégration du photographe dans le cadre après une longue période où il en était exclu. Pas sûr que tout le monde accroche à son nouveau mouvement de pensée: les images de ce drôle de défi ne sont plus disponibles sur Instagram, qui a bloqué le compte le 23 octobre dernier. Si la collection vous tente néanmoins, elles mais sont toujours visibles sur Twitter et sur le Tumblr du groupe

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