Sports

La fascinante interview de Sepp Blatter à une agence de presse russe

Temps de lecture : 2 min

Le président de la Fifa a répondu aux questions de l'agence Tass. Et les tacles qu’il y a parsemés sont truculents.

Sepp Blatter, le 29 juillet 2011 à Rio | REUTERS/Ricardo Moraes.
Sepp Blatter, le 29 juillet 2011 à Rio | REUTERS/Ricardo Moraes.

«Vladimir Vladimirovitch [Poutine] est un bon ami de Joseph Josephovich [Blatter].» Ceci est juste l’une des nombreuses et parfois géniales punchlines de Sepp Blatter dans une interview accordée à l’agence de presse russe Tass, ce mercredi 28 octobre. Le président de la Fifa en profite pour placer quelques tacles (à la gorge) et se défendre une fois de plus d’avoir fait quoi que ce soit de mal, dans un anglais qui semble des plus approximatifs.

Sur sa suspension:

«C’est insensé. Ce n’est pas de la justice. J’ai placé ces gens où ils sont aujourd’hui au comité d’éthique et ils n’ont même pas le courage d’écouter le secrétaire général, Platini ou moi. Je les ai appelés pour leur rappeler les principes des droits de l’homme: avant d’être suspendu ou exclu d’un endroit, vous avez le droit d’en répondre et ils m’ont refusé cela. Ils ont fait une enquête sommaire et, trois jours plus tard, j’étais suspendu.»

Michel Platini n’échappe pas non plus aux critiques. Blatter l’accuse ainsi d’être le premier à l’avoir attaqué avant que tout ne s’emballe et, s’il indique ne pas savoir pourquoi le président de l’UEFA ne l’aime pas, il a tout de même sa petite idée sur le sujet:

«Demandez-lui et vous le saurez. Parce qu’il voulait être président de la Fifa. Mais il n’avait pas le courage de se lancer. Et maintenant on est dans cette situation.»

Il y a également tout un passage sur le président de l’UEFA et le Qatar.

Sur les Britanniques «mauvais perdants» par rapport à la Coupe du monde 2018, attribuée à la Russie:

«En Grande-Bretagne, ils ont inventé ce beau jeu, et ont introduit le fair-play. Mais il n’y a eu qu’un vote pour l’Angleterre. Ils ont été éliminés au premier tour. Personne ne voulait de l’Angleterre.»

Sur ces possibles successeurs, il explique qu’à l’exception de Platini tous devraient suivre son héritage, à savoir la poursuite du développement du football. Quant à Gianni Infantino, l’autre candidat européen:

«Il y a des gens en Europe, surtout dans le nord, qui disent que, si Infantino est élu, c’est la fin de l’Europe. La plupart des fédérations n’aiment pas Infantino. Mais ce que j’aime chez lui c’est qu’il vient du même village que moi.»

La totalité de l’interview est disponible en anglais sur le site de Tass.

Slate.fr

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