Monde / Sciences

Un élu américain climatosceptique pourrait faire monter la température à la COP21

Temps de lecture : 2 min

James Inhofe s’est rendu célèbre en cherchant à établir que l’idée d'un dérèglement climatique n’était qu’une vaste escroquerie en exhibant une boule de neige en plein Sénat.

James Inhofe arrive au Sénat pour la réunion hebdomadaire des sénateurs républicains le 10 février 2015. REUTERS/Jonathan Ernst
James Inhofe arrive au Sénat pour la réunion hebdomadaire des sénateurs républicains le 10 février 2015. REUTERS/Jonathan Ernst

Le sénateur américain de l’Oklahoma, James Inhofe, est toujours chaud comme la braise quand on lui parle fonte des glaces et dérèglement climatique. La preuve: en février dernier, il s’était brillamment illustré en débarquant au Sénat muni d’une boule de neige fourrée dans un sac plastique. La boule de neige, qu’il avait par la suite malicieusement lancée, réfutait, selon lui, le réchauffement de la planète. Mais Inhofe, par ailleurs à la tête du comité du Sénat sur l'environnement, ne compte pas s’en tenir là et souhaite jouer les trouble-fête lors de la COP21, qui se tiendra à Paris à partir du 30 novembre et jusqu’au 11 décembre, annonce le New York Magazine.

Il n’irait pas seul et viendrait avec le représentant républicain du Kentucky, Ed Whitfield. Inhofe est resté un peu sibyllin au moment d’expliquer sa conduite à venir: «Je ne sais pas si je vais refaire c’est que j’ai déjà fait plusieurs fois auparavant, c’est-à-dire aller là-bas et jouer le méchant, le messager de la vérité seul contre tous, et justement dire la vérité, leur dire que l’administration Obama leur ment.»

Les tribulations d'un Américain au Danemark

Si le parlementaire américain hésite à se répéter, c’est peut-être parce que ses performances précédentes n’ont pas toujours bien tourné pour lui. Le site de la revue écologiste Grist rappelle ainsi qu’en 2009 Inhofe avait voulu parasiter la conférence de Copenhague sur le climat. Après avoir constamment menacé d’emmener avec lui une équipe de climatosceptiques (qu’il appelait la «truth squad», ou «équipe de la vérité»), il s’était finalement retrouvé esseulé dans la capitale du Danemark. Il avait dû prendre son mal en patience pendant les trois heures du sommet sans parvenir à s’entretenir avec un des éminents interlocuteurs présents à cette journée.

Finalement, ce sont les journalistes qui avaient eu l’honneur de profiter de ses lumières. Il avait ainsi assuré devant les micros la chose suivante: «Le mensonge du réchauffement climatique a été monté aux Nations unies avant que l’élite d’Hollywood ne le répande auprès du grand public.» Un journaliste allemand, apparemment peu convaincu du brio de l’analyse, lui avait rétorqué: «C’est ridicule...vous êtes ridicule.»

Slate.fr

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