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Les cadenas d’amour de Paris font des petits dans le monde entier

Retrait des cadenas d’amour du pont des Arts à Paris le 1er juin 2015 | REUTERS/Philippe Wojazer

Retrait des cadenas d’amour du pont des Arts à Paris le 1er juin 2015 | REUTERS/Philippe Wojazer

Véritable fléau pour la capitale, les cadenas d’amour s’exportent dans le monde (avec plus ou moins de succès).

Y a-t-il meilleure manière de sceller son amour qu’avec un cadenas marqué du nom de ses tourtereaux? Peut-être pas, mais les autorités parisiennes ont récemment décidé de taper du poing sur la table. Le pont des Arts, qui était devenu le passage obligé pour les amoureux souhaitant laisser une trace de leur voyage romantique, a été délesté de ses cadenas en juin, rapporte le New York Times. Il faut dire que les 300.000 cadenas pesant près de 60 tonnes menaçaient de faire effondrer le pont.

Des collectifs s’étaient même créés pour réclamer l’interdiction pure et simple des cadenas à Paris. Le site nolovelocks.com estime par exemple à 1,5 million le nombre de cadenas dans toute la capitale. Bruno Julliard, adjoint à la culture au maire de Paris, expliquait en juin que les problèmes causés par ce phénomène à la ville et encourageait à remplacer les cadenas par des selfies publiés sur les réseaux sociaux avec le hashtag #LoveWithoutLocks: «Il y a beaucoup d'autres façons de dire “Je t'aime”. Le message que nous voulons envoyer est que cette pratique doit cesser.»

 

Pourchassée à Paris, la mode du cadenas s’est toutefois exportée à travers le monde. À New York, c’est sur le pont de Brooklyn qu’ils sont désormais installés, au grand dam des autorités, qui les enlèvent au fur et à mesure. À Lyon, c’est dans le récent quartier de la Confluence qu’ils sont accrochés sur le bien-nommé pont des Arts. South Queensferry, une petite ville écossaise, a, elle, choisi de surfer sur le phénomène. Elle a organisé une vente de cadenas destinés à être accrochés sur un pont de la ville afin d’aider une association caritative locale. Pas de risque d’effondrement cependant comme à Paris, déclare le directeur de la communication du Forth Road Bridge au New York Times: «Nous avons appris de l'expérience de Paris et avons fourni spécialement des panneaux qui étaient assez forts pour resister au poids des cadenas.»

De Cologne à Rome en passant par Dublin, la tradition des «Love Locks» s’implante à chaque destination romantique et risque de perdurer. 

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