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Spotify a eu un effet parfaitement neutre sur l'industrie musicale

Des écouteurs devant le logo du service de streaming musicale Spotify le 18 février 2014 à Strasbourg | REUTERS / Christian Hartmann

Des écouteurs devant le logo du service de streaming musicale Spotify le 18 février 2014 à Strasbourg | REUTERS / Christian Hartmann

Le lancement de la plateforme suédoise n'aurait pas eu d'impact global sur les revenus et profits des labels et maisons de disque.

Spotify ou un modèle de réussite dans un domaine en pleine décrépitude. Pourtant, l’entreprise suédoise est loin de faire l’unanimité. D’un côté, ses défenseurs avancent qu’elle enraye le phénomène des téléchargements illégaux et que, grâce à elle, les ventes de musique se portent mieux. Certains consommateurs, qui n’étaient pas prêts à acheter des albums, se sont laissés convaincre par le système «illimité». De l'autre côté, des artistes notamment, à l'instar de Taylor Swift, estiment que les commissions sont ridicules et que ces plateformes (type Spotify ou Deezer) tuent l’industrie musicale. 

Pour y voir plus clair, deux économistes viennent de publier une étude sur le sujet, repéré par Slate.com. Joel Waldfogel, de l’université du Minnesota, et Luis Aguiar, de l’institut de prospective technologique de Séville, ont décidé de voir comment Spotify a affecté les ventes de musique ainsi que le téléchargement musical illégal. Ils se sont basés exclusivement sur des pays où la plateforme suédoise était bien en place et avait connu une expansion rapide. Leurs conclusions

«Notre analyse montre que le streaming interactif semble être fiscalement neutre pour l'industrie de la musique enregistrée.»

S’il semble avoir (un peu) enrayé le téléchargement illégal, il a aussi aspiré une partie des ventes numériques légales. En additionnant les deux facteurs, Spotify aurait ainsi eu un impact très limité sur l’industrie musicale et ses revenus. Pas de quoi convaincre Taylor Swift qui touche entre 0,006 et 0,0084 dollars (soit 0,005 et 0,008 euros) par chanson écoutée, même si Slate.com pointe du doigt la grosse part du gateau que ce sont gardées les maisons de disque.

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