Partager cet article

Quelle partie de l'autre est-il socialement acceptable de toucher?

D'abord un câlin  / Valérie Everett via FlickrCC License by

D'abord un câlin / Valérie Everett via FlickrCC License by

Une nouvelle étude montre, via une carte, à quels endroits un contact physique est généralement toléré, que ce soit avec votre mère, un ami ou un parfait inconnu.

Ne cherchez pas bien loin, nous avons tous eu un moment où, face à une personne que nous ne connaissions pas ou peu, nous nous sommes avancés (sans trop savoir pourquoi) pour faire la bise. Que ne fut pas notre embarras lorsque la personne en face tendit juste la main au même moment, nous laissant dans un entre-deux gênant.

Pour endiguer ce problème existentiel, une étude des très sérieuses universités d’Oxford et d’Aalto (Finlande), révélée par The Telegraph, a montré qu’il valait mieux se montrer prudent sur cette question pour mettre son interlocuteur à l’aise.

Pour mener à bien cette étude, les chercheurs des deux universités ont demandé à plus de 1.300 personnes de cinq pays différents de colorier les zones du corps humain où ils accepteraient d’être touchés, de leurs partenaires à un parfait étranger.

Les femmes plus à l'aise que les hommes

Les réponses ont été assemblées pour créer une carte montrant pour la première fois où se trouve la «zone tangible» du corps pour chaque relation, selon les sexes. On constate ainsi que les hommes sont beaucoup moins prêts en général à être touchés que les femmes. Le Telegraph pointe notamment que les hommes préfèrent être touchés sur leurs parties génitales par de vagues connaissances féminines plutôt que par leur propre mère.

Quand on en vient aux nationalités, les Italiens sont curieusement moins aptes aux contacts que les Russes, alors que les Finlandais sont les plus à l’aise. La chercheuse Julia Suvilehto, de l’université d’Aalto, explique ce phénomène ainsi:

«Les résultats indiquent que toucher est un moyen important de maintenir la relation sociale. La carte de l’espace tactile est étroitement liée au plaisir causé par le toucher.»

La poignée de main, «le geste standard»

Alors que retenir de cette carte? Qu’il vaut mieux toujours opter pour le serrage de main lors d’une première rencontre, comme l’indique Lucy Hume, une porte-parole de l’expert de l’étiquette Debrett's:

«C’est le geste le plus standard et c’est approprié pour les rencontres sociales et professionnelles. Un serrage de main n’est jamais perçu comme rude, et possède peu de risque de mettre quelqu’un mal à l’aise.»

Enfin, il ne faudrait tout de même pas oublier qu’à serrer les mains de n’importe qui, on attrape n’importe quoi.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte