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Mosquée al-Aqsa: Netanyahou désavoue une de ses ministres

Temps de lecture : 2 min

Tzipi Hotovely a déclaré vouloir voir le drapeau israélien flotter sur ce site sacré pour les juifs et les musulmans qui cristallise toutes les tensions.

La mosquée Al aqsa à Jérusalem Duroy. George via Flickr CC License by
La mosquée Al aqsa à Jérusalem Duroy. George via Flickr CC License by

Elle se trouve au cœur des violences actuelles entre Palestiniens et Israéliens. Une rumeur avance que le gouvernement israélien voudrait permettre aux juifs de prier sur le site de la mosquée al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam (c’est là que Mahomet se serait élevé vers les cieux selon la XVIIe sourate du Coran, dite «du Voyage nocturne»), alors qu’ils n’ont pour le moment que le droit de le visiter. Et la ministre déléguée aux Affaires étrangères israélienne, Tzipi Hotovely, n’a rien trouvé de mieux que d’expliquer à la télévision israélienne qu’elle rêvait d'y voir le drapeau israélien, confiant que l’esplanade était «le centre de la souveraineté d’Israël», signale l'AFP sur le site en anglais de France 24.

La déclaration de la ministre a aussitôt été réfutée par le Premier ministre Benjamin Netanyahou qui avait réaffirmé le statu quo quant à ces hauteurs il y a quelques jours. Son cabinet a ainsi répondu à cette polémique naissante au sein de son gouvernement:

«Le Premier ministre a dit clairement qu’il attendait des membres de son gouvernement qu’ils se conforment aux accords en place».

Benjamin Netanyahou a ensuite rédigé cette déclaration:

«Israël va maintenir sa politique traditionnelle: les musulmans prient sur le mont du Temple et les non-musulmans visitent le mont du Temple.»

Le drapeau israélien a déjà flotté sur l'esplanade

Les Israéliens appellent l’endroit le mont du Temple car il s’agit de l’emplacement de l’antique Temple du roi Salomon et, à ce titre, est un lieu de la plus grande importance spirituelle pour les juifs également.

The Times of Israel rappelle que l’esplanade des mosquées avait été reprise aux Jordaniens par les forces de l’État hébreu depuis 1967 à l’issue de la victoire israélienne lors de la guerre des six jours. Le drapeau israélien avait d’ailleurs été brièvement accroché au site avant que le ministre de la Défense de l’époque, Moshe Dayan, n’ordonne de baisser le sulfureux pavillon.

Une ministre controversée

Cité dans le même article, Yoel Hasson, membre de l’Union sioniste, opposition israélienne de gauche, s’en est pris à Tzipi Hotovely. L’avocat de formation a même plaidé pour son départ du gouvernement:

«Cette ministre déléguée messianique continue de mettre le feu au Moyen-Orient. Elle répète régulièrement son envie de voir le drapeau israélien flotter sur le mont du Temple, comme si la situation n’était pas déjà assez instable.»

Tzipi Hotovely, située à la droite du Likoud, parti de la majorité, a déjà mené plusieurs démonstrations publiques sur l’esplanade ces dernières années. Elle est une adversaire acharnée de l’existence d’un État palestinien et soutient l’idée d’une annexion de la Cisjordanie.

Slate.fr

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