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La vidéo d’un policier américain jetant une élève noire à terre devient virale

Capture d’écran Twitter de la vidéo du policier agressant une élève du lycée de Spring Valley lundi 26 octobre 2015

Capture d’écran Twitter de la vidéo du policier agressant une élève du lycée de Spring Valley lundi 26 octobre 2015

La brutalité policière à l’école est fréquente aux États-Unis. Dernier exemple dans un lycée de Caroline du Sud.

Aux États-Unis, le dernier cas de brutalité policière a été filmé lundi 26 octobre dans un lycée de Caroline du Sud, où on voit un policier blanc en train de jeter par terre une lycéenne noire qui était assise sur une chaise. La vidéo est rapidement devenue virale.

 

«Voici la vidéo intégrale de l’officier de police agressant brutalement une élève calme du lycée de Spring Valley»

Le policier en question est un «school ressource officer», soit un agent de police chargé d’assurer la sécurité dans cette école. De plus en plus de districts scolaires américains font appel à ce genre de policiers au sein des établissements. La jeune fille, qui ne voulait pas quitter la classe de ce lycée de Spring Valley à Columbia, a été arrêtée puis relâchée. Le policier, qui était aussi coach de l’équipe de football américain du lycée, a été affecté à des tâches administratives en attendant une enquête, rapporte le New York Daily News. 

Une porte-parole du district scolaire a déclaré que cet agent ne travaillerait plus dans les écoles locales.

Cycle école-prison

Comme le rappelle le Huffington Post, la brutalité policière à l’école est assez fréquente aux États-Unis. En novembre 2014 dans le Colorado, un agent de police assurant la sécurité d’une école avait mis un coup de poing dans le visage d’une élève qui se battait avec une autre. Le mois dernier, un officier avait jeté un élève par terre pour séparer une bagarre au Texas et, dans le Rhode Island, un autre avait été violemment balancé par terre dans des circonstances similaires.

De nombreux militants parlent à ce sujet d’un cycle école-prison («school to prison pipeline»), pour décrire la façon dont certains élèves sont arrêtés pour des infractions non violentes commises à l’école.

Pour le journaliste Shaun King, l’incident de Caroline du Sud est représentatif de la façon dont les élèves noirs ont tendance à être paticulièrement criminalisés:

 

 

«J’ai demandé à l’école et au bureau du shérif quel crime cet élève avait commis pour être arrêtée, arrestation à laquelle elle avait résisté. Ils se sont abstenus de commentaire.

Quand tu es noir en Amérique, “perturber la classe” est considéré comme un crime qui justifie une arrestation. C’est de l’apartheid.»

 

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