Monde

Gallup, l'institut de sondages qui a décidé de ne pas tester les candidats aux primaires américaines

Temps de lecture : 2 min

Le plus important des instituts de sondages a décidé de ne pas suivre les évolutions des intentions de vote pour les candidats aux primaires républicaine et démocrate.

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Ted Cruz, Donald Trump et Ben Carson lors du deuxième débat républicain du 16 septembre 2015, à Simi Valley, en Californie | REUTERS/Lucy Nicholson

Et si l’année prochaine, à un peu plus d’un an de l’élection, le plus important des instituts de sondages décidait d’arrêter d’interroger les Français pour savoir pour qui ils pensaient voter au moment des primaires? Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est ce que vient de faire Gallup, le plus important et sans doute le plus fiable des instituts de sondages américain, qui a décidé de ne pas suivre pendant la «horse race» les intentions de vote pour les candidats républicains et démocrates en vue de la présidentielle 2016.

Comme le rappelle Politico, «Gallup est l’étalon-or du sondage sur les candidats depuis que son fondateur légendaire George Gallup a prédit la victoire écrasante de Franklin Roosevelt en 1936». Autant dire que «c’est un choix surprenant de la part d’une organisation qui a construit sa réputation sur la prédiction des vainqueurs des élections présidentielles» même si l’institut de sondages n’est pas infaillible, puisque, lors de l’élection de 2012, son dernier sondage prévoyait une victoire de Mitt Romney d’un point avec une marge d’erreur de deux points.

Accès aux débats et aux finances

Interrogé par On the Media, le rédacteur en chef de Gallup, Frank Newport, explique que c’est «une question de priorités»:

«Passer beaucoup de temps et d’efforts à demander aux gens pour qui ils allaient voter à ce moment de la campagne si l’élection se tenait aujourd’hui ne nous semblait pas être la meilleure utilisation de notre temps et de nos ressources.»

Pour autant, rappelle NPR, cela ne veut pas dire que Gallup a décidé de ne plus faire de sondages en lien avec la présidentielle américaine: «L’entreprise va conduire des recherches sur de sujets plus larges et des tendances d’opinions à travers le pays.»

Comme le raconte Frank Newport au New York Times, le but est «de comprendre où le public se situe sur les problèmes du jour, comment il réagit aux propositions avancées par les candidats, ce qu’il veut que les candidats fassent, et quels messages les candidats instillent dans l’esprit du public».

Le petit problème de cette annonce, c’est que, comme le rappelle Politico, ces sondages n’ont jamais été aussi importants. Certains débats ne sont, en effet, pas ouverts aux candidats n’atteignant pas un certain pourcentage dans les sondages. Côté démocrate, Lawrence Lessig n’a ainsi pas pu participer au débat démocrate car il n’atteint pas 1%.

Le Baltimore Sun rappelle par ailleurs que ces sondages semblent également servir à diminuer les fonds de ceux qui sont à la traîne, comme Rick Perry et Scott Walker.

Slate.fr

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