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Le 13 novembre, un débris spatial va entrer dans l'atmosphère (et tout ira bien)

Earth Horizon /DonkeyHotey via FlickrCC License by

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À 7h20 le 13 novembre, à 65 km au sud du Sri Lanka, WT1190F (ou ce qu’il en restera) tombera en mer.

Un débris spatial qui a orbité autour de la Terre pendant très longtemps va faire son arrivée sur notre planète ce 13 novembre. Il s'appelle WT1190F (les astronomes ont de l'humour), mesure deux mètres de long et est probablement creux. Mais, comme le raconte Gizmodo, «au-delà de ça, nous ne sommes pas grand-chose de ce qu'est ce débris spatial justement nommé WTF».

WT1190F est au centre | ESA. B. Bolin, R. Jedicke, M. Micheli

La revue Nature émet plusieurs hypothèses sur l'origine de cet objet et évoque ainsi un étage d'une fusée ou un panneau abandonné lors d'une récente mission lunaire:

«Il est également possible que les débris remontent à plusieurs décennies, peut-être même à l'ère Apollo. Un objet qui avait été vu en train d'orbiter autour de la Terre en 2002 avait finalement été déterminé comme étant un bout de la fusée Saturn V, qui avait lancé les premiers hommes à marcher sur la Lune.»

Autodestruction

Selon les calculs de Bill Gray, un développeur de logiciels d'astronomie indépendant qui a travaillé sur le suivi des débris avec le laboratoire de propulsion par réaction de la Nasa, «WT1190F va arriver sur Terre à 7h20 (heure française) et va tomber à environ 65 kilomètres de la côte sud du Sri Lanka». Il précise d'ailleurs à Nature que, même si la plupart –voire la totalité– du débris va brûler en entrant dans l'atmosphère, «je n'irais pas forcément pêcher juste en dessous».

Quant à savoir pourquoi ce débris spatial «revient soudainement nous hanter», Nature précise:

«WT1190 est une espèce rare. Les chercheurs suivent actuellement seulement une vingtaine d'objets artificiels dans des orbites distantes, explique Gareth Williams, un astronome du Minor Planet Center, à Cambridge, dans le Massachusetts, aux États-Unis. Il y a probablement autant de débris spatiaux en orbite autour du sytème Terre-Lune, mais il est impossible de savoir combien. La présence perturbatrice du Soleil et de la Lune doit avoir poussé WT1190F à prendre un autre chemin qui va le mener vers son autodestruction dans l'atmosphère.»

Et cette rentrée atmosphérique est officiellement une première pour un débris spatial, raconte The Independent, et ce, alors que «de nombreux débris spatiaux orbitent autour de la Terre». Comme le précise Jonathan McDowell, un astrophysicien du Centre pour l'astrophysique de Harvard-Smithsonian à Nature, «il est possible que certains l'aient déjà fait sans que personne ne le remarque».

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