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Brûlée au napalm en 1972, elle panse ses plaies aux États-Unis

Kim Phuc et le photographe Nick Ut devant la célèbre photo le 17 septembre 2012 à Cologne | REUTERS / Ina Fassbender

Kim Phuc et le photographe Nick Ut devant la célèbre photo le 17 septembre 2012 à Cologne | REUTERS / Ina Fassbender

Kim Phuc, brûlée sur 10% du corps par l’attaque au napalm du 12 juin 1972, symbolise l’horreur de la guerre du Vietnam. Elle suit aujourd’hui un traitement au laser à Miami.

Kim Phuc a, le 12 juin 1972, changé l’histoire. Quatre jours plus tôt, cette Vitenamienne alors âgée de 9 ans est prise en photo nue et grièvement brûlée lors du bombardement au napalm sur le village de Trang Bang. La publication de l’image fait, selon plusieurs spécialistes, basculer l’opinion publique américaine contre la guerre au Vietnam. Plus de quarante ans après ce cliché, elle soigne ses plaies dans un institut spécialisé à Miami, rapporte le Guardian. Le traitement a également pour but de soulager la douleur qui ne la quitte pas depuis ce jour. Jill Waibel, le dermatologue qui s’occupe d’elle, la considère comme une vraie miraculée. Selon lui, de telles brûlures sur 10% du haut du corps auraient dû la tuer.

 

Le Guardian montre dans une vidéo les cicatrices et le parcours de Kim Phuc

Sa foi et ses enfants la font tenir debout mais, sans celui qu’elle appelle «Oncle Ut», son destin aurait pu être très différent. Nick Ut, c’est le journaliste de l’Associated Press qui, malgré la catastrophe, a réussi à changer sa vie. Ils sont toujours en contact et le photographe, âgé de 65 ans aujourd’hui, suit même de près son traitement. «Il est le commencement et la fin. Il a pris ma photo et maintenant il va être ici avec moi dans ce nouveau voyage, ce nouveau chapitre», raconte Kim Phuc au Guardian.

Nick Ut a en effet, après avoir pris la photo qui lui a permis de décrocher le prix Pulitzer, emmené la petite fille à l’hôpital. Sa peau se décollait de son corps, se rappelle le journaliste. «Je pense que je vais mourir, trop chaud, trop chaud, je vais mourir», disait-elle. Sans cette intervention médicale rapide, la petite fille aurait sûrement succombé à ses blessures.


Des images de la petite fille juste après le drame

Aujourd’hui, Kim Phuc habite au Canada avec son mari et ses deux enfants. Le docteur Waibel a proposé de lui offrir ses consultations, qui coûtent chacune environ 1.800 euros. Le traitement au laser est affreusement douloureux mais Kim Phuc s’estime chanceuse et reconnaissante.

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