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Comment un écologiste végétarien est devenu climatosceptique

Ayers RockUluru in central Australian desert / John Coppi via Wikimédia License by

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La science du climat doit-elle refuser le débat?

La météorologie, la science qui consiste à étudier et prévoir les phénomènes atmosphériques, et la climatologie, la science qui est une branche de la géographie et a pour objet l’évolution sur longue période de la météorologie, sont deux domaines liés mais… distincts. Dans un cas comme dans l’autre, la science est loin aujourd’hui d’avoir construit des modèles et des prévisions fiables et des théories incontestées et incontestables.

C’est ce qu’explique l’écrivain américain David Siegel, qui après avoir longtemps considéré que l’ampleur du réchauffement climatique en cours était catastrophique, a changé d’avis. Il est devenu climato-sceptique. Une opinion qu’il est devenu difficile et même dangereux de proférer et de défendre. David Siegel le fait pourtant avec conviction et un certain talent. La question n’est même pas de savoir s’il a tort ou raison, mais si il existe une vérité officielle sur le réchauffement climatique, son origine et ses conséquences, s’il s’agit d’un dogme et si les non-croyants sont des êtres vendus aux industriels et dangereux.

«Il y a plus de trente ans, je suis devenu vegan parce que je pensais que cela était meilleur pour la santé (ce n’est pas le cas) et je suis resté végétarien parce que je pense que cela est meilleur pour l’environnement, (c’est le cas)», écrit David Siegel. «Je n’ai pas de voiture depuis dix ans. J’adore les animaux. Je suis démocrate: je pense que les gouvernements jouent un rôle capital en préservant l’environnement pour l’avenir… Au fil des années, j’ai fait miennes un certain nombre d’hypothèses qu’Al Gore avait raison au sujet du réchauffement climatique et qu’il était David luttant contre le Goliath industriel. En 1993, j’ai même écrit un livre sur le sujet. Mais récemment, un ami a mis en cause ses hypothèses. Au début, cela m’a contrarié. Et puis j’ai commencé à regarder les données et à regarder de près la science du climat. J’ai été surpris et choqué. Plus je lisais, plus je changeais d’opinion».

Ce que David Siegel dénonce, c’est le fait que le messager est devenu plus important que le message. «Les gens ne changent pas facilement d’opinion… Ils construisent leurs points de vue à partir de ceux des «experts» et d’institutions et de médias réputés comme la NASA, le MIT, Harvard, le TIME, The Daily Show… Le jeu est une question de répétition, pas de science… J’ai écrit un essai de 9 000 mots à l’intention des gens de gauche qui ont du poids, qui ont accès aux médias et qui peuvent prendre 30 minutes pour réfléchir par eux-mêmes…  J’ai soumis mon texte à toutes les publications de gauche du LA Times à the Atlantic Monthly en passant par National Geographic, le Huffington Post et beaucoup d’autres. Ils l’ont tous refusé».

La thèse aujourd’hui défendue par David Siegel est la suivante: «la science n’est pas établie… Je pense maintenant qu’il n’y a pas de crise climatique et que l’attention donnée exclusivement au CO2 détourne l’attention et les moyens financiers de problèmes critiques pour l’environnement. Il met en avant les dix points suivants.

1) La météorologie n’est pas le climat. Il n’existe aucune étude établissant un lien entre le réchauffement climatique et l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des tempêtes, des inondations et des vagues de chaleur et de froid.

2) Les variations météorologiques et climatiques naturelles sont considérables. L’essentiel ce que les gens appellent le réchauffement climatique est d’origine naturelle.  

3) Il y énormément d’incertitudes sur la façon dont le climat fonctionne. Les modèles actuels ne sont pas fiables et les prévisions sont fausses.

4 ) Les études récentes montrent que les fluctuations de l’énergie émises par le soleil ont une corrélation étroite avec les températures sur terre à la fois sur le court et le long terme.

5) Le CO2 n’a pas grand chose à voir avec le climat. Tout la décarbonisation que nous pourrons faire ne changera pas grand chose au climat.

6)La pollution au CO2 n’existe pas. Le dioxyde de carbone sort de nos nez en ce moment. Ce n’est pas un poison. Les concentrations de CO2 ont déjà été sur la planète bien plus importantes qu’aujourd’hui.

7)Le niveau des océans va probablement continuer à monter, naturellement et lentement. Les chercheurs n’ont pas trouvé de lien entre le CO2 et le niveau des océans

8) Les régions polaires connaissent aussi des variations naturelles. Le nombre d’ours polaire augmente et cela est plus lié au nombre de permis de chasse qu’au CO2.

9)Le CO2 supplémentaire produit par les hommes ne va pas endommager les océans, les systèmes coralliens et la vie marine. La principale menace de loin pour les poissons vient des hommes qui les mangent.

10)Le GIEC et d’autres poursuivent un objectif politique et de communication, pas scientifique.  

 

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