Santé

Pour mieux dormir, mieux vaut rester éveillé

Temps de lecture : 2 min

Si vous avez des problèmes pour trouver le sommeil, la solution (paradoxale) est de restreindre vos nuits.

Insomnie | Alyssa L. Miller via FlickrCC License by
Insomnie | Alyssa L. Miller via FlickrCC License by

Pour s’endormir, les insomniaques ou les personnes ayant simplement des problèmes de sommeil sont prêts à tout. Quitte à regarder une vidéo de huit heures d’une cascade irlandaise sur YouTube ou alors écouter l’album savamment intitulé Sleep (de huit heures également) du compositeur britannique Max Richter. Pourtant, pas besoin de passer autant de temps à tenter de rejoindre le monde des rêves. Selon le New York Magazine, le secret pour dormir mieux serait de dormir moins. Insensé? Pas selon vingt études, répertoriées à l’été 2015, qui ont trouvé que «la restriction du sommeil» était aussi efficace que les médicaments.

Cette théorie, qui fait partie de la thérapie comportementale et cognitive (TCC), a pour idée d’associer le lit à un sommeil profond. L’idée est donc de ne pas aller se coucher directement et ainsi d’attendre des heures avant de s’endormir. Au contraire, la théorie implique de se restreindre à un nombre d’heures spécifiques.

Par exemple, si vous dormez à peine cinq heures par nuit et que vous vous levez à 6h30 chaque matin, inutile d’aller se coucher à minuit ou avant. Il faudrait vous coucher à 1 heure du matin (et vous y tenir «comme un fasciste», indique ce journaliste du Guardian). Si avec cette technique vous sombrez dans les bras de Morphée assez rapidement, augmentez chaque jour ce temps de quinze minutes, jusqu’à ce que vous fassiez des nuits de sept ou huit heures.

Surtout ne pas travailler dans le lit

Le but de cette technique est de réassocier dans votre esprit le lit avec le sommeil. Si vous restez trop longtemps éveillé sous la couette (ou pire, si vous continuez à travailler tard le soir dans le lit), votre esprit ne l’associera pas à la nécessité de dormir. Un élément essentiel pour le docteur Michael Perlis, directeur du programme de médecine du sommeil comportementale à la Perelman School Medicine de l’université de Pennsylvanie:

«Les gens se concentrent trop sur leur temps de sommeil total, combien de temps ils dorment. Et ils oublient que ce qui les énerve réellement n’est pas les six heures de sommeil –ce qui n’est pas super. Mais attendre de dormir, être dans le lit au milieu de la nuit en regardant le plafond? C’est ce dont vous voulez vous débarrasser.»

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En France, les troubles du sommeil toucheraient environ douze millions de personnes.

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