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Joe Biden n'aime pas Hillary Clinton et s'en cache à peine

Temps de lecture : 2 min

L'actuel vice-président des États-Unis, qui a renoncé à se lancer dans la course à la présidentielle américaine, défend l'héritage Obama.

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En Octobre 2011, Joe Biden s'exprime aux côtés d'Hillary Clinton à l'occasion de la visite du président sud-coréen Lee Myung Bak. REUTERS/Yuri Gripas

Joseph «Joe» Biden a déclaré ce mercredi 21 octobre qu'il n’ira pas. Le New York Times souligne que ce renoncement à la Maison Blanche, de facto profitable à Hillary Clinton, n’a rien d’évident pour un Joe Biden dont la rancœur à l’égard de l’ancienne sénatrice a grandi ces dernières années.

Le quotidien new yorkais souligne qu’en se retirant d’une course dans laquelle il n’est jamais entré, le vice-président a bien pris soin de ne pas mentionner Hillary Clinton (reconnaissons tout de même que rien ne le poussait à parler d’elle davantage que de Bernie Sanders).

Il a, en revanche, appelé à ne pas rompre avec le bilan de l’administration Obama dont il a fait la louange. Il s’agissait probablement d’une pique à l’attention d’une candidate qui a, ces derniers temps, pris ses libertés avec la politique étrangère du président en exercice, explique le journal.

Un Obama en héritage

C’est d’ailleurs la question de la relation avec Barack Obama qui a creusé un fossé entre les deux personnages, Joe Biden estimant qu’il était l’héritier naturel d’un pouvoir auquel il avait pris part depuis 2008. Cette année-là pourtant, Biden était encore tout miel à l’égard de Clinton: «Elle aurait peut-être été un meilleur choix que moi» à la vice-présidence, confiait-il alors à ses proches. Aujourd’hui, le ton est tout autre: «Elle c’est l’étudiante rat-de-bibliothèque qui réussit par le côté tapageur de son travail et non pour son brio étincelant», dépeint un Joe Biden irrité que Clinton ait souvent tiré la couverture à elle ces dernières années, notamment lorsqu’elle était secrétaire d’État.

Peu avant que Joe Biden annonce qu’il ne concourrait pas pour la fonction suprême, Vox mettait en avant un aspect plus psychologique et politique du contraste entre lui et Clinton: le vice-président serait plus fédérateur. Ainsi lors du premier débat entre candidats à l’investiture du parti démocrate, Hillary Clinton avait dressé la liste de ses ennemis... y mentionnant les Républicains, gênant dans un pays gouverné par un bipartisme officieux. Joe Biden n’avait alors pas manqué l’occasion de souligner ses amitiés dans le camp d’en face.

Slate.fr

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