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De la bière pour requinquer les abeilles

Une abeille au travail Andreas via Flickr CC License by

Une abeille au travail Andreas via Flickr CC License by

Un dérivé du houblon pourrait permettre aux insectes de se débarrasser de parasites qui les déciment.

«Ça sent la bière, Dieu qu’on est bien», célébrait Jacques Brel en 1968. Apparemment, la boisson, ou en tout cas l'une de ses composantes principales, fait même du bien aux insectes. L’Agence environnementale américaine (EPA) vient de supprimer le seuil maximal de présence de sels de potassium d’acides béta de houblon à proximité des ruches et nids d’abeilles. Cette tolérance à l’égard de ce pesticide, qui peut être biochimique ou produit naturellement par la plante préférée des brasseurs, pourrait étonner... sauf que depuis 2012, la communauté scientifique connaît ses vertus potentielles pour les colonies des apiculteurs, explique le site américain Think Progress.

En vaporisant une solution contenant seulement 1% de ce dérivé de houblon sur les abeilles, l’éleveur peut tuer l’intégralité des varroa destructor présents sur l’insecte et apparemment sans nuire à ce dernier. Le varroa destructor est un acarien qui se nourrit sur son hôte, l’infecte de différentes maladies et peut endommager les ailes des abeilles. D’autres solutions ont été envisagées par le passé afin de se débarrasser de ce parasite qui semble être le pire ennemi des éleveurs: des fumigations bien sûr, mais aussi le saupoudrage des abeilles avec du sucre. 

Il y a urgence

Une technique inattendue qui force les insectes à se nettoyer davantage pour éliminer la substance inopportune et leur permet de faire tomber quelques acariens du même coup. Les sels de potassium de houblon présentent l’avantage de ne pas faire les choses à moitié et de ne pas faire peser de menace sanitaire pour l’être humain, selon l’agence environnementale américaine.

Il fallait prendre des mesures rapidement, car les chiffres sont alarmants pour les apiculteurs d’outre-Atlantique. Une étude assure qu’entre avril 2014 et avril 2015, ceux-ci ont perdu 42% de leurs ruches. Cette perte est d’autant plus impressionnante qu’ils estiment que leur situation cesse d’être économiquement tenable à partir de 18,7% de chute. Un dernier élément inquiète les apiculteurs comme les experts: cette année, et pour la première fois depuis que ce genre de données sont collectées, davantage d’abeilles sont mortes durant l’été que pendant l’hiver. Le houblon ne sera pas de trop visiblement. 

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