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Les maths et les vents expliquent (en partie) les migrations des oiseaux

Silhouettes d'oiseaux à Agamon Hahula (Israël) | Flavio~ via FlickrCC License by

Silhouettes d'oiseaux à Agamon Hahula (Israël) | Flavio~ via FlickrCC License by

La migration chez les oiseaux n’est pas un phénomène aléatoire. Une étude basée sur un modèle mathématique montre que les êtres à plumes préfèrent parfois un chemin avec le vent dans le dos qu’un chemin en théorie plus court.

Vous les voyez chaque année avant l’hiver partir en groupe vers des territoires plus chauds. On ne parle pas, bien sûr, des touristes du troisième âge mais des oiseaux. Si les ailes de certaines espèces deviennent plus courtes et sont plus adaptées pour les courtes distances, d’autres continuent à enquiller les kilomètres pour se nicher dans un coin agréable. Une étude publiée le 19 octobre montre d’ailleurs que les oiseaux, lors de leur migration, ont tendance à profiter des vents annuels.

Selon le magazine américain Pacific Standard, des biologistes de plusieurs instituts en Allemagne ont créé un modèle mathématique pour en arriver à cette conclusion. Plus d’un millions de routes migratoires potentielles ont été établies dans ce modèle. Les chercheurs ont ajoutées à celles-ci vingt-et-unes années de données mondiales sur les vents. Ils ont ensuite comparé le trajet d’un oiseau entre le chemin le plus court et celui favorisé par les tramontanes, zéphyrs et autres mistrals.  Le résultat est sans appel: les vents réduiraient le temps médian du trajet de 26%.

«Cela suggère que les oiseaux, même s’ils sont incapables individuellement d’anticiper les vents, peuvent ajuster leurs routes migratoires lorsqu’ils sont en groupe», conclut l’étude.«Bien sûr, un modèle mathématique n’est pas vraiment la même chose que d’observer les vraies routes migratoires des espèces, concède le Pacific Standard. Mais certains des itinéraires du modèle coïncident avec des chemins connus d’oiseaux.» Les Parulines rayées (qui peuvent voler plus de 2.770 kilomètres d’une traite) ou les Barges hudsoniennes prennent par exemple une route vers l’Amérique du Sud qui les fait passer au-dessus de l’océan Atlantique. Un passage favorisé par les vents, souligne le modèle mathématique des chercheurs.

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