Monde

Un chef yakuza pourrait (comme Al Capone) être condamné pour évasion fiscale

Temps de lecture : 2 min

Kenichi Shinoda, le chef d’un des plus grands groupes criminels du Japon, pourrait connaître le même destin qu’Al Capone, condamné non pas pour ses crimes mais pour des raisons fiscales.

Graffiti d’Al Capone à Belgrade, le 17 mars 2010 | REUTERS/Marko Djurica
Graffiti d’Al Capone à Belgrade, le 17 mars 2010 | REUTERS/Marko Djurica

Semblables à la mafia italienne et aux triades chinoises, les yakuzas représentent les syndicats du crime organisé au Japon. Leurs ressources proviennent de l’extorsion de fonds, le jeu, la prostitution ou encore les trafics d’armes et de drogues. Pourtant, ce ne sont pas toutes ces activités qui pourraient faire condamner Kenichi Shinoda, le chef de la plus grande famille yakuza. Le leader du clan Yamaguchi est sous la menace d’accusations d’évasion fiscale.

Au début du mois de septembre, une rébellion interne a provoqué le départ de 3.000 membres du clan yakuza, qui comptait plus de 23.000 affiliés. Selon le magazine Time, ce groupe dissident serait en possession de documents prouvant les fonds illégaux du patron de la pègre japonaise.

Fraude

Atsushi Mizoguchi, un journaliste freelance et expert des yakuzas, s'est montré confiant dans la procédure:

«Du moment qu’il y a des mémos montrant quand et comment l’argent est passé par lui, les charges d’évasion fiscale se tiendront.»

Une situation semblable à la condamnation d’Al Capone en 1931. Le célèbre gangster américain avait longtemps pu effectuer ses activités criminelles avant d’être condamné pour fraude fiscale. Kenichi Shinoda, leader du clan Yamaguchi depuis 2005, a déjà été condamné auparavant. En 1997, il avait été arrêté parce que l’un de ses sous-fifres possédait une arme. Condamné en décembre 2005 alors qu’il était en liberté sous caution, il n’était sorti qu’en 2011.

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