Santé / Monde

La fin des régimes absurdes

Temps de lecture : 2 min

Trop longtemps, les recommandations diététiques ont été mauvaises, notamment pour ce qui touche à la graisse.

La première dame Michelle Obama joue au football avec des enfants pour promouvoir son programme « Let’s Move » pour lutter contre l’obésité à la Nouvelle Orléans, le 8 septembre 2010 | REUTERS / Cheryl Gerber
La première dame Michelle Obama joue au football avec des enfants pour promouvoir son programme « Let’s Move » pour lutter contre l’obésité à la Nouvelle Orléans, le 8 septembre 2010 | REUTERS / Cheryl Gerber

L’obésité, c’est le mal de notre siècle. Selon un rapport du Centers for Disease Control and Prevention de 2013, un Américain sur trois était obèse. De quoi favoriser l’envie d’entreprendre un régime. Mais sont-ils tous sains et les conseils prodigués pour les suivre sont-ils de bonnes qualités? Non, à en croire le New York Times. Le quotidien américain explique que les diététiciens ont créé, après la découverte des risques de maladies cardiovasculaires dans les années 1970, une phobie de la graisse. Celle-ci a été bannie de l’alimentation de ceux qui faisaient un régime, comme l’explique le docteur Hu, professeur de nutrition et d’épidémiologie cité par le journal:

«L'erreur commise dans les directives diététiques antérieures, c’est d’avoir mis l'accent sur la faible teneur en gras sans insister sur la qualité des hydrates de carbone (un des trois éléments macro-nutritifs avec les graisses et les protéines ndlr), créant l'impression que toutes les graisses étaient mauvaises et que tous les glucides étaient bons. Il est vraiment important de faire la distinction entre les graisses saines et les mauvaises graisses, entre les glucides sains et les mauvais glucides.»

Évaluer la glycémie

Selon lui, il faut se débarrasser de la phobie de la graisse et accepter l’idée que de nombreuses graisses favorisent la santé cardiovasculaire. En 1981 pourtant, David Jenkins présentait l’indice glycémique qui est encore aujourd’hui reconnu comme un des meilleurs moyens de faire la séparation entre les glucides bons ou mauvais pour la santé.

Son concept est de classer les aliments en fonction de taux de glycémie qu’ils produisent lorsqu’on les consomme. Les aliments avec un taux de glycémie importants sont les principaux responsables de l’obésité. En effet, lorsqu’on en consomme, le corps sécrète une forte dose d’insuline qui a pour but de faire réduire le taux de sucre. Malheureusement, cette baisse de sucre engendre aussi une hausse de la faim ce qui pousse la personne à manger encore et encore…

Slate.fr

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