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Pouvons-nous vraiment limiter le réchauffement de la planète à 2°C?

Le président François Hollande sur le glacier Solheimajokull qui a reculé de plus d’un kilomètre à cause du réchauffement climatique, le 16 octobre 2015 | REUTERS / Thibault Camus

Le président François Hollande sur le glacier Solheimajokull qui a reculé de plus d’un kilomètre à cause du réchauffement climatique, le 16 octobre 2015 | REUTERS / Thibault Camus

C'est un objectif affiché des négociations de la Conférence Cop 21 qui débutera à Paris le 30 novembre. L'effort demandé pour y arriver s'annonce considérable.

La 21e Conférence sur le climat se déroulera du 30 novembre au 11 décembre à Paris. Elle a pour but de remplacer le protocole de Kyoto, signé en 2005. Parmi les principales mesures attendues, la confirmation de l’engagement des pays à limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés par rapport à l’ère préindustrielle (XIXe siècle). 

Au-dessus de cette limite, les experts estiment que le rendement agricole sera atteint, que le niveau de la mer montera d’un mètre et que les catastrophes naturelles seront très nombreuses. Mais dans un papier intitulé «Lettres de recherche sur l'environnement» cité par Vox, des experts semblent pourtant assez pessimistes sur la capacité des grandes puissances à atteindre ce chiffre.

Inertie vs équité

Il faudrait, selon leurs conclusions, émettre maximum 765 gigatonnes de CO2 jusqu’à 2100 alors que le monde en émet 35 gigatonnes chaque année, soit, à rythme égal, l'équivalent de près de 3.000 tonnes sur la même période. Les principaux responsables? La Chine, les États-Unis et l’Union Européenne. 

Pour tenter de remédier au problème, deux options sont à l’étude. La première, appelée «inertie», voudrait que chaque pays fasse des efforts proportionnellement à ses émissions actuelles. Un Américain et un Angolais devraient tous deux participer à réduire la pollution mais la baisse demandée au premier en valeur absolue serait bien plus importante.

La deuxième option, nommée «équité», voudrait au contraire que les «gros pollueurs» fassent d'encore plus gros efforts tandis que les pays en voie de développement pourraient augmenter leurs émissions afin que chacun ait un niveau de pollution à peu près équivalent. 

Budget carbone bientôt épuisé

Un des auteurs de l’étude montre les engagements actuels des États-Unis et de l’Europe (en pointillé), et ce qu’il faudrait qu’ils fassent avec les deux options.  

Sans être défaitiste, il semble que ces objectifs soient difficilement atteignables. Pourtant, si les États-Unis, la Chine et l’Europe ne change pas radicalement leurs plans d’émissions de CO2 d’ici à 2030, ils auront déjà épuisé le «budget» carbone du monde… 

En septembre, Le Monde publiait une vidéo sur les enjeux de la COP 21 en dix chiffres:

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