Culture

Comment «Sex and the City» et Meg Ryan ont lancé les sites de rencontres

Temps de lecture : 2 min

Les sites de rencontres ont longtemps eu mauvaise presse avant de bénéficier de coups de publicité de la part du grand et petit écran.

Les 4 actrices principales lors de la promotion du film «Sex and the City» / das_sabrinchen via FlickrCC License by

Si aujourd’hui les gens peuvent faire des rencontres et draguer juste en faisant tourner leur pouce via des applications comme Tinder et Grindr –attention toutefois à vos suggestions d'amis Facebook–, il n’en a pas toujours été ainsi.

«On me disait littéralement que c’était comme de la prostitution, raconte Joe Cohen, le directeur des opérations internationales de match.com de 2001 à 2006, au magazine d’affaires américain Fast Company. Ils me regardaient avec cette tête que font les gens lorsqu’ils sentent un pet.»

Comment les sites de rencontres se sont-ils alors sortis d’une telle image négative? En comptant sur Hollywood et les séries. Fast Company reprend l’exemple de match.com, lancé en 1995. En 1996, il y avait déjà 100.000 utilisateurs sur le site mais le chiffre explosa après la sortie de la comédie romantique Vous avez un message, avec Meg Ryan et Tom Hanks. Dans ce film, les deux acteurs dialoguent sur un chat (avec les alias «Shopgirl» et «NY152»), ce qui a fait évolué les mentalités :

«Je pense que cela a changé le discours sur les rencontres en ligne en quelque chose de positif. La pensée que vous pouviez tomber sur une personne flippante et harceleuse s’est dissoute quand on a vu que Meg Ryan pouvait faire partie des gens que l’on rencontrait», indique Trish McDermott, l’ancienne vice-présidente des relations publiques.

Des lancements liés à la diffusion de «Sex and the City»

Si Tom Hanks et Meg Ryan ont contribué à changer l’image des sites de rencontres, une série en particulier a permis aux sites de rencontres de se développer mondialement. Il s’agit de la série Sex and the City, qui met en scène le quotidien de quatre New-Yorkaises, selon Joe Cohen:

«La chose la plus fascinante, et nous nous en sommes rendus compte complètement par accident, est que dans les pays où Sex and the City était diffusé, nous avions une adoption immédiate de notre modèle. Nous avions carrément une carte des pays dans lesquels Sex and the City était diffusé, et c'était un de nos critères de lancement.»

De quoi ouvrir la voie pour les applications modernes. Alors que la société s’apprête à rentrer en bourse, Tinder n’a pas eu besoin d’une série pour se populariser.

Slate.fr

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