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La liberté et Internet, par Jean-François Copé

Internet est une chance pour la démocratie et la politique. Mais l'absence de règles est l'anarchie et la loi du plus fort - Par Jean-François Copé

Dimanche 27 Septembre 2009
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J'ai récemment reçu des messages de menace sur mon blog. Une menace anonyme, bien entendu. Et aux propos assez grotesques. Tout en me traitant de liberticide et de censeur des droits fondamentaux, «on» me promet la «guerre», «de réduire mon existence sur Internet à néant», de nuire «à mes proches et à ma famille». Pourquoi tant de haine? Parce que j'ai affirmé qu'Hadopi devait être le point de départ d'une nécessaire régulation du web. Parce que j'ai proposé l'ouverture d'un débat public approfondi sur l'articulation entre Internet et liberté.

Au-delà du procédé et du contenu de ce message que chaque internaute responsable ne peut que condamner, je lis depuis plusieurs jours sur certains blogs et forums, quelques propos étonnants à mon encontre. Ils me caricaturent en technophobe, pourfendeur d'Internet et voulant à tout prix museler ce nouvel espace. En réponse à ces caricatures et plus largement, parce que c'est pour moi un sujet essentiel, je veux faire une mise au point sur quelques-unes de mes convictions au sujet des technologies numériques.

Le développement du numérique n'est pas seulement une innovation technique. Il induit un bouleversement profond de notre vision du monde, de nos modes de vie, de nos relations aux autres, de l'organisation de notre société et de l'économie. Nous sommes en train de basculer dans un nouveau monde. Et comme pour l'immense majorité des internautes, cela est d'abord pour moi une source d'enthousiasme! Le numérique, ce sont des opportunités fantastiques et des découvertes passionnantes en perspective.

Même si je ne suis pas né avec un clavier dans les mains comme la génération MSN, ma conviction à ce sujet ne date pas d'aujourd'hui. Quand j'ai lancé mon club de réflexion, il y a bientôt 3 ans, j'ai d'ailleurs choisi de l'appeler «Génération France.fr». Pour moi, le «.fr» n'est pas un gadget. Il dit bien sûr ma volonté d'en faire un club interactif, où le site Internet joue un rôle central. Mais surtout, il veut signifier que les grandes réflexions sur l'avenir de notre pays n'ont de sens qu'en intégrant systématiquement la nouvelle donne du numérique.

J'ai la certitude qu'Internet et les nouvelles technologies sont une chance pour tous et pour la politique en particulier. Internet peut en effet offrir une véritable respiration démocratique, avec une circulation plus directe de l'information et une interactivité renforcée. A travers Internet, les responsables politiques peuvent établir un contact plus direct et moins formel avec des citoyens parfois éloignés du débat politique. Je le vois sur mon blog ou sur Facebook. En quelques clics, des personnes que la chose publique mobilise rarement peuvent réagir à des propositions ou avancer les leurs.

Avec les députés du groupe UMP, dès que nous identifions un sujet de débat important, nous mettons en ligne un site Internet pour présenter les enjeux et donner la parole aux internautes. Je l'ai déjà fait pour le débat sur l'avenir de la télévision publique, sur la réforme de l'instruction judiciaire, sur la loi relative aux universités, sur la maîtrise de la dépense publique, sur le port de la burqa et sur les dépenses d'avenir. A chaque fois, ces sites ont rencontré un grand succès et j'ai été impressionné par la qualité des contributions des internautes. Pour les Etats Généraux de la dépense publique, plus de 15 000 contributions ont été reçues et certaines propositions seront portées par les députés lors des discussions du prochain projet de loi de finances. C'est dire si Internet a déjà changé pour le meilleur notre façon de faire de la politique. Et ce n'est qu'un début...

Mais si les technologies du numérique peuvent contribuer au meilleur, elles peuvent aussi servir au pire. Qu'on me pardonne cette banalité, mais il me semble parfois que le simple fait de la rappeler suscite des levées de bouclier chez quelques internautes qui, tout à leur fascination devant les prodiges du numérique, en perdent leur regard critique. Les responsables politiques ne seront pas les moines copistes qui s'insurgeaient contre la diffusion de l'imprimerie mais notre devoir est de faire en sorte que les progrès soient mis au service de l'homme, et particulièrement des plus vulnérables. C'est ce que nous voulons faire en matière de santé et de recherche avec les lois bioéthiques. Nous devons avoir la même ambition par rapport au numérique.

Il faut en finir avec une certaine forme de naïveté qui fait d'Internet «le pays des bisounours», où tout le monde serait gentil et aurait des intentions louables. Sur Internet comme ailleurs, l'absence de règles n'est pas liberté mais anarchie. Et je vous invite à vous méfier de ceux qui défendent la régulation dans la sphère économique tout en réclamant l'absence de régulation sur Internet. A mon sens, ce comportement n'a rien à voir avec la modernité: il consiste au contraire à penser, comme au début du web, qu'Internet est un monde virtuel, à part, alors que c'est devenu un maillon central du nouveau monde !

Tout l'enjeu est à présent de définir des règles pertinentes. Il y a de vraies questions à aborder, sans a priori. En voici quelques-unes mais la liste est très loin d'être exhaustive.

· Le droit à l'oubli a-t-il encore un avenir quand les photos de soirées d'un jeune de 17 ans peuvent être stockées et exploitées contre lui 10 ans plus tard lorsqu'il cherchera du travail?

· Le droit à l'intimité, conquête historique récente, qui a permis aux individus de s'affranchir d'un contrôle social parfois oppressant, est-il voué à la disparition au nom de la transparence absolue ou doit-il être réaffirmé au nom de la liberté individuelle?

· La propriété intellectuelle ou le droit à l'image doivent-ils prendre une nouvelle forme dans le monde numérique ?

· Comment protéger les producteurs et les consommateurs contre les contrefaçons dans un monde où il n'y a parfois plus de différence entre l'original et la copie?

· Comment lutter efficacement contre les escroqueries ou les sites pédophiles sans tout verrouiller?

· Comment mettre à l'abri les enfants de contenus qui ne leur sont pas destinés, alors qu'ils passent plusieurs heures par semaine à surfer et à chatter?

· Qu'est-ce que la responsabilité individuelle dans un monde où l'anonymat est revendiqué et où le buzz multiplie les phénomènes de masse ?

Personne n'a de réponse toute faite à ces interrogations mais c'est la responsabilité des hommes et des femmes politiques, et notamment du Parlement, d'y travailler! Pour réussir la révolution numérique, il ne suffit pas de plaquer sur Internet quelques principes du monde actuel. C'est un chantier immense et passionnant que nous devons ouvrir, en France et avec nos partenaires européens. Nous devons le faire en consultant très largement, en écoutant les citoyens et les acteurs d'Internet, les chercheurs du numérique et les experts... Si nous passons à côté de ce défi, ceux qui nous reprochent aujourd'hui de vouloir agir nous reprocheront demain de n'avoir rien fait.

Jean-François Copé

Image de Une: Reuters

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Comments

Rideau de fumée

Jean-François Copé essaie de se rattraper de ses propos, fort mal accueillis par la communauté des internautes, par un discours rassurant qui n'est qu'un rideau de fumée.
Comment "avoir confiance" en quelqu'un qui a défendu de façon aussi extrême une loi absurde telle qu'Hadopi.
Il croit que les internautes vont oublier ?
Pauvre Jean-François Copé qui, sous des airs bonhommes ne rêve que de baillonner le dernier bastion de démocratie.

Adopi on s'en fout

Hadopi est une erreur justement parce que cette loi a pour ambition de ne relever aucun défi, de ne pas vouloir comprendre dans quel monde nous vivons. Quant à la justice... on a l'impression que c'était considéré comme un gros mot: il suffisait de dire le mot pour qu'on arrête de discuter de manière civilisée.
Hadopi est injuste, inefficace, erronée et d'ailleurs, magré les impressions, n'a pas été votée ni même écrite, en fait c'est une non-loi, ce sont les trois singes sans la sagesse.

Un peu de confusion

Vous dites au début de votre article qu'internet n'est pas qu'une simple révolution technologique pour ensuite ne rien considérer d'autre que la technologie. C'est une erreur.

Il s'agit bien d'une nouvelle organisation sociale qui se met en place et si vous coupez tous les ordinateurs un jour ça ne nous fera pas forcément revenir en arrière sur ces points. Il y a de nombreuses choses qui se remises en cause et qui sont pensées à nouveaux. Le droit, la loi, écrite, ont été construits de manière historique, il n'y a aucune raison pour que nous reprenions collectivement (comme toujours, internet ne propose pas plus un collectif qu'une entreprise ou toute autre organisation) la construction d'un système garantissant la justice et l'équité. Si nous vivons, peut-être, la fin de la civilisation de l'écriture alors nous allons devoir trouver une autre manière de concevoir un certain nombre de choses, comme la justice. L'internet n'est pas un espace de non-droit, il s'agit d'un nouvel espace social dans lequel il n'est pas possible (je veux dire: nous n'y arriverons pas) d'importer des règles qui n'y ont pas court, comme celles liées à la matérialité, à la rareté... ces contraintes étant complètement artificielles sur le web. Le web montre que les usages, les comportements sociaux, ont fini d'assimiler la société de consommation. Les technologies de transport de l'internet de demain (entre réseau mesh, débit symétrique, stockage partagé, serveurs virtualisés...) couplées au développement naturel du web (cloud computing, vpn, multiplicité des moyens d'identification...) sans compter la miniaturisation des supports qui pourront bientôt faire partie de notre corps, dépasseront de toutes façons tous les moyens de contrôle que nous essyons de mettre en place tant que nous ne voulons pas regarder les véritables mutations sociales qui ont lieu aujorud'hui.

1) Le droit à l'oubli: il n'y a que les vieux qui considèrent que la photo de quelqu'un en soirée doit être prise en compte au moment de son embauche. Quelqu'un qui vit à son époque sait qu'on peut faire la fête à un moment, être crédible à un autre, avoir de multiples appartenances. Demain c'est celui qui n'aura pas de photos de lui tout nu sur facebook qui sera suspecté de n'avoir aucune vie sociale et donc de ne pas savoir se comporter correctement avec les autres. De plus lmême si les informations sont stockées ad vitam eternam elles deviennent très rapidement difficiles à trouver.
2) Le droit de s'affranchir du contrôle social n'a rien à voir avec la possibilité de se cacher, bien au contraire. C'est dans les sociétés ou il n'y a aucun moyen de rentrer dans l'intimité des gens qu'il est possible de tenir des propos publics prônant l'aliénation de la vie intime ou le mensonge est la règle en se parant des plus beaux habits de la vertu. Il suffit d'étudier différents pays pour s'en rendre compte. De plus cet "affranchissement" est une vue de l'esprit, il s'agit justement de savoir que tout le monde a une intimité et que mise sur la place publique elle n'est plus contrôlable. C'est la bombe nucléaire mise entre les mains des USA et de l'URSS qui les a empêché de faire la guerre, ils n'en étaient pas affranchis.
3) Nous ne nous rendons pas encore compte à quel point la propriété intellectuelle est une vue de l'esprit. Lorsque nous saurons mesurer la diffusion des idées alors celle-ci tombera naturellement. C'est bien la diffusion de la culture qui crée de la richesse, non la conservation (regardons comment des civilisations peuvent disparaître). La question à la base de son invention était celle de l'exploitation, celle-ci change de forme et ce n'est pas un mal. Quant au droit à l'image c'est un peu ridicule, mais il faut bel et bien renverser les forces qui nous poussent à l'identification.
4) Il n'y a pas contrefaçon s'il n'y a pas de différence entre original et copie. L'authenticité est un concept (religieux) lié à l'écriture, elle a déjà muté avec l'imprimerie, elle va sans doute être remplacée par autre chose. De toutes manière si les manufactures partagent les conceptions des produits (dont la production n'a plus aucune dimension symbolique avec l'aboutissement de l'industrie) ce sera difficile de parler de contrefaçon.
5) La pédophilie, jusqu'à preuve du contraire, est un acte qui n'est pas informatique, comme le meurtre ou la torture. Le problème est donc, dans ce cas, la puissance de communication des malfrats. C'est un problème de moyens: il s'est posé aussi quand on a donné la possibilité aux braqueurs de banque de s'enfuire en produisant des voitures par exemple. Au sujet des arnaques il s'agit d'un tout autre sujet. Aujourd'hui des personnes malhonnêtes profitent d'un système social en mutation avec de nombreux trous en matière de régulation bancaire et financière... jusqu'à présent l'internet pèse une toute petite part de ces arnaques et des régulations (non gouvernementales, souvent par l'intervention d'internautes eux-mêmes) commencent déjà à apparaître (la création d'un droit est en cours).
6) Il s'agit d'un problème d'intégration en général. Nous avons passé des années en confondant intégration et immigration, nous voilà bien. Un nouvel arrivant, et en particulier un enfant, faible, qui ne peut pas prendre en charge seul la négociation de la réalité, encore inconnue, doit être pris en charge par des mentors pour s'intégrer dans tout système social. Le web est un système social pas encore total mais il est clair que nous avons besoin d'outils d'intégration (mais dans le monde réel en général). Aujourd'hui nous ne voyons pas encore d'initiative privée proposant de tels services, ou très peu sous couvert de formation ou de visites organisées sur second life bien trop restreintes. C'est la démonstration que nous avons appris par erreur que l'enfant naissait en individu complet dans un monde dans lequel une place lui était acquise d'office, c'est totalement faux et ça l'a toujours été.
7) C'est la confiance dans nos moyens d'identification qui est bien trop grande alors qu'ils ne garantissent que partiellement l'identité. L'anonymat n'est qu'un petit problème et ce n'est pas lui qui est revendiqué (c'est débile d'ailleurs cette idée, vous avez vu ça ou?) mais la possibilité d'avoir de multiples appartenances sociales (c'est une réponse au problème des vieux du point 1 et menteurs du point 2), de pouvoir être reconnu par quelqu'un que lorsque nous sommes en relation avec lui (si je vous parle de Toto et Zaza vous ne les reconnaissez pas, mais c'est normal, ça ne vous regarde pas, vous ne demandez pas la carte d'identité de vos amis quand vous les rencontrez, si ?). Enfin soyez un peu irresponsable sur le web pour voir, vous verrez si vous êtes si bien reçu que vous le croyez.

analyse rapide et naïve

Je ne vous suis pas du tout quand vous affirmez :

" Le droit à l'oubli: il n'y a que les vieux qui considèrent que la photo de quelqu'un en soirée doit être prise en compte au moment de son embauche. Quelqu'un qui vit à son époque sait qu'on peut faire la fête à un moment, être crédible à un autre, avoir de multiples appartenances".

Je ne crois absolument pas dans une société où la compétition est forte, où la main d'oeuvre est rapidement "jetable", où les pressions de la société sont fortes que des photos d'une soirée puissent être oubliées. Elles peuvent montrer au contraire une face bien cachée de votre personnalité même si vous avez changé. Une certaine tendance à dépasser les limites. Dans un métier, cela peut être déterminant.

Si l'oubli était si simple, un Polanski ne serait pas encore aujourd'hui embêté par une vieille affaire déjà jugée, des familles ne seraient pas encombrées par des secrets.

Je ne pense pas que la propriété intellectuelle soit une vue de l'esprit car alors comment se construirait des idéologies, des partis, etc...?

Je suis assez surpris de votre ton condescendant concernant les "vieux" à croire que la planète et internet n'existent que par les "jeunes". Un peu péremptoire tout cela. L'anonymat est l'inverse du lien social, c'est la solitude et la facilité de se cacher bref une certaine lâcheté.

Monsieur Copé a posé certains problèmes car le vivre ensemble est primordial mais a-t-il les réponses. HADOPI est une mauvaise loi parce qu'elle sanctionne et ne propose rien. Cette loi est aux seuls bénéfices des Majors et en cela M. Copé a déçu mais c'est son devoir et son droit d'élu d'aborder des questions de société, ici internet.

oups

Etre jeune, être vieux...

C'est une question de référence. Je ne suis pas sûr que votre conclusion, après avoir pris connaissance de ma date de naissance, serait la même que la mienne d'ailleurs, peu importe.
Oui la main d'oeuvre est rapidement jetable, l'employeur l'est aussi d'ailleurs, tout comme le produit, c'est le travail qui ne l'est pas. Mais tout ceci n'est pas bien grave car si nous continuions dans la mise en scène nous embaucherions tout simplement des acteurs pour passer les entretiens d'embauche à notre place, ce qui d'ailleurs n'est pas une mauvaise idée si vous y pensez de manière globale. Trève de plaisanterie, la présence dans les réseaux sociaux commence véritablement à être prise en compte dans les campagnes de recrutement, les bons recruteurs en font ou feront d'ailleurs partie, montrant eux aussi certains aspects privés de leur vie (ce qui n'est pas si grave, le web n'est qualitativement pas un espace publique). Mais il est vrai que savoir se servir de tous ces outils (jouer avec les limites, c'est vrai) est sans doute une compétence. Le nouveau monde qui arrive n'est certainement pas celui des bisounours, il sera sans doute très dur.
En ce qui concerne Polansky j'espère pour vous que c'était une référence malencontreuse. Disons en tous cas que je ne vois pas bien le rapport et que nous ne prendrions pas cette affaire par le même bout s'il fallait en discuter. L'oubli n'a rien de simple, la revendication d'un droit le concernant encore moins, je dirais même que si on prend les mots pour ce qu'ils veulent dire il s'agirait d'une escroquerie (ou d'une erreur, ne voyons pas le mal partout)... imaginez: "le droit à l'oubli"...

Au sujet de l'anonymat je ne sais pas à qui vous répondez, pas à moi je crois, ni à Copé et pas à grand monde d'autre. Aucun bien portant ne le revendique, c'est tout mon propos. Ce qui pose problème c'est l'identification, car elle est obsolète pour tout le monde la plupart du temps mais que nous n'avons pas encore trouvé (cherché) d'autres solution pour garantir l'accès à l'interaction sociale alors que nous avons toute une boîte à outils prête à l'emploi, enfin ça arrive doucement malgré une certaine viscosité cognitive collective, disons culturelle, bien naturelle.
Les idéologies, les partis... exploitent les idées sans les partager ? Je ne sais pas si le PS a demandé des droits d'auteur lorsque Sarkozy a cité Jaurès mais je trouve que ça aurait été mal venu. Il n'y a plus guère que le PC pour considérer que ses idées n'appartiennent qu'à lui, et franchement ce n'est pas pour lui réussir. De toutes façons, honnêtement, je ne sais pas ce que c'est qu'exploiter une idée sans la rendre publique d'une manière ou d'une autre.

Enfin je suis bien d'accord sur le fait qu'il y ait bien des livres à écrire sur le sujet, mon commentaire était sans doute trop court et il manquait les références innombrables sur ces différents sujets.

Pour davantage de politique nationale, populiste et libérale!

Monsieur,

Vous vous insurgez contre les hordes barabes qui envahissent nos écrans aussi bien que nos villes, et qui menacent nos privilèges, nos acquis économiques et notre pouvoir de Français propriétaires de nos propriétés, et vous avez amplement raison!

Vous écrivez :
"Il faut en finir avec une certaine forme de naïveté qui fait d'Internet «le pays des bisounours», où tout le monde serait gentil et aurait des intentions louables. Sur Internet comme ailleurs, l'absence de règles n'est pas liberté mais anarchie."

Oui, vous avez raison de proposer un vaste programme de restauration des valeurs républicaines de l'enseignement des valeurs républicaines, conçu autour d'un renforcement des moyens et de la priorité allouée à l'Education nationale, et chacun peut voir combien la politique du gouvernement oeuvre dans ce sens, en supprimant les postes de nombreux enseignants inutiles (et nuisibles, peut-être à la liberté d'obéir des citoyens futurs - enfin m'avancé-je ici sans doute imprudemment sur le sens véritable de ces mesures, dont la signification pour autant n'échappe à personne.)

Aussi, vous vous avancez sur le terrain d'une question très importante et que le parti des bienfaiteurs universels des gens a le mérite insigne de mettre à la première place de ses réformes à venir : le contrôle de l'anarchie dans la tête des gens. Car tout autant que vous avez raison de prévenir que la loi n'est pas respectée tant que l'ordre ne l'est pas, avez-vous bon droit d'insister sur l'évidence suivante : l'ordre n'est pas respecté tant que l'intérieur de la tête des gens n'est pas soumis à l'obéissance au chef qui est, par ailleurs et comme chacun le sait, le garant de l'ordre, de la loi et de ses intérêts. La boucle est ainsi bouclée, et c'est pourquoi vous avez bien fait de le préciser : il faut désormais réfléchir à un système de mise sous le boisseau des idées des gens, et de contrôle de leurs pulsions à s'émanciper, à partager, à parler, à rire, à jouer, à se moquer, à dénigrer l'abjecte quand il se présente à eux (croient-ils!..), et à ne pas être sur la ligne du parti d'un manière ou d'une autre : aucun ordre ne saurait être parfait tant que l'intérieur des têtes sera livrée à l'arbitraire, à la pulsion de vie, à la liberté de penser et d'agir, au refus (de travailler, de croire, de produire, de réformer, de progresser vers l'ordre, l'obéissance et le nouvel ordre du monde), et en un concept comme en cent, à ce que les psychiatres ont raison de qualifier d'infantile trouble de l'opposition avec provocation.

Car il est parfaitement pathologique, comme vous le savez, de regimber par les temps qui courent. Aussi, en reprenant vos propositions, je veux vous témoigner mon plus fidèle soutien sur les questions que vous soulevez :

Le droit à l'oubli : il est évident qu'il faut le mettre en place! Imaginez un peu que l'on puisse ressortir telle ou telle déclaration tordue de Madame Michu vingt ans plus tard, ce serait incommode pour son existence, sa carrière, et même scandaleusement ridicule! Mais pour vous montrer l'aberration que représente cette permanence des temps sur l'Internet : imaginez un instant que l'on puisse se souvenir de telle déclaration, disons, du ministre de l'Intérieur Hortefeux, de telle déclaration scabreuse du Chef de l'Etat français, en des périodes électorales ; pire : imaginez que des historiens aient un jour accès à ces documents! Vite, la grande gomme à tout nettoyer!

Le droit à l'intimité : en effet, il est bien assez que les services de police de notre belle France aient toutes latitudes pour ficher, consigner, noter, évaluer, compter mesurer toiser jauger juguler surveiller écouter épier mater bousculer asservir les citoyens, nulle besoin réel ont-ils de se dévoiler par eux-mêmes! Et cela devrait bel et bien être interdit par la police, du reste, car il y a là un risque pour les citoyens, qu'ils se jouent de la surveillance, et que la police - que le parti la vénère sans jamais la craindre, à mesure qu'il l'encense! - les laisse filer hors du contrôle réglementaire, cf. le droit à l'oubli.

La propriété intellectuelle : c'est le point central, imaginons que les êtres humains réalisent soudain que, dans le monde numérique, la seule justification de leur fermeture à la bibliothèque, à la discothèque, à la pinacothèque, au ciné-club, à la logithèque, à la ludothèque, soit une question de frein technique à la reproductibilité immatérielle de ces données, et non plus une question d'exclusion du tiers comme dans le vieux monde aritotélicien où, lorsqu'un bien était ici, il ne pouvait se trouver là dans le même temps : les citoyens pourraient en concevoir quelques courroux, et nos plates-bandes, beefsteaks, et bas-de-laine, pourraient y risquer leur pérennité - fort heureusement ce que la majorité sage des esprits contrôlés ne sauraient supporter de laisser faire, ne se sentant pas l'envergure de seulement oser le penser..

Comment protéger les producteurs et les consommateurs : Vous avez raison, le vrai, c'est comme le pâté, c'est marqué dessus que c'est le vrai! Pardi!, dans un monde "où il n'y a parfois plus de différence entre l'original et la copie", eh bien..., eh bien..., il n'y aurait que du vrai! Euh... Que du faux! ... Ma tête est bien en ordre, voyez, je ne parviens pas à déterminer ce problème!

Comment lutter efficacement contre les escroqueries : Pour ceci, la réponse est simple, grâce soit rendue aux bons soins de Madame la garde des Sceaux actuelle : il suffit de les dénoncer en ligne, à l'aide de la page de délation ad hoc ouverte sur le site du ministère de l'Intérieur : https://www.internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/Accueil!input.action
(N'hésitez pas à dénoncer aussi les sans-papiers, les pirates, les pédophiles - certains affirmeraient qu'il s'agirait souvent des mêmes! - et d'une manière générale les non-citoyens ainsi que les mauvais citoyens)

Comment mettre à l'abri les enfants de contenus : Oui, c'est un point délicat. Passons sur l'irresponsabilité chronique des associations de défense des enfants qui usent le plus clair de leur temps à regretter le poste défunt de Défenseur des enfants de Dominique Versini, absurdement je vous l'accorde bien volontiers, ou encore à répéter cette fois abjectement qu'à leur avis spécialisé la censure ne ferait qu'enfouir la question des contenus illicites dans des replis plus profonds et plus chiffrés de l'Internet. Passons sur cela, et affirmons ensemble avec le parti de la majorité, la majorité elle-même et le président qui nous guide dans la politique nationale, populaire et libérale qui est la nôtre : il faut censurer l'Internet, lui ôter ces scories et ces déchets, décapiter le mal à la racine, et puis brûler les racines pour qu'il cesse de reparaître encore et toujours. Ainsi le filtrage est une piste intéressante en effet, et il serait bon qu'un pare-feu protecteur et juste soit intercalé entre le vil monde numérique (et lâche, s'entend), et les yeux simples et naïfs, impressionnables et fragiles des internautes, qui sont eux-mêmes comme de grands enfants qui ont des enfants. Pour un Internet Étatisé, oui, affirmons-le, nous voulons que notre pays devienne le fer de lance de la civilisation du filtre bienséant et correcteur du gauchissement numérique! (et pas seulement)

Qu'est-ce que la responsabilité individuelle : c'est vrai, qu'est-ce que c'est, au fond, que cette responsabilité qui touche plus fortement dans ses attentes impitoyables, ceux d'entre-nous qui sont chargés d'ouvrir les voies de demain, de réfléchir notre condition et de penser la meilleure solution définitive pour défendre nos intérêts et interdire les abus de la liberté, de la parole sauvage des foules folles, du traitage de "connard" en ligne et autres immondices cramoisies du la plèbe suitant l'ignorance et le manières infâmes? C'est la responsabilité de guider les gueux comme on guiderait les boeufs, ou un troupeau de vaches indolentes sur le chemin de la laiterie, ou de moutons folâtres et paresseux vers la bergerie où les tondre nous incombera encore, à nous les bergers de cette société d'ordre, de justice, et d'interdiction de cracher!
Je propose que soit institué un Internet à permis, où seul dans un premier temps un droit de consultation serait autorisé, jusqu'à ce que l'internaute passe son permis de participer, à mesure de l'ordre que l'on a constaté dans sa tête, dans ses pratiques, dans sa vie, dans ses moeurs, dans ses comptes, dans ses intentions et dans ses faits et gestes. L'Etat français est très avancé technologiquement, il dispose d'ores et déjà de toutes les possibilités techniques pour ce faire : il n'y aurait qu'à presser le bouton des deux chambres pour opérer la lumière du rétablissement de l'ordre que vous appelez de vos voeux à juste titre de chef de file des députés de l'UMP!

Et puis pour mettre en place tout cela, il ne faut pas attendre, le plus tôt sera le mieux : comme le premier mandat de notre président se termine, tout cela ne pourrait-il pas se réaliser lors de son deuxième mandat - ou même avant, dîtes-vous?

Bien à vous,
Sh.

Copé contre l'anonymat?

"Qu'est-ce que la responsabilité individuelle dans un monde où l'anonymat est revendiqué et où le buzz multiplie les phénomènes de masse ?"
Vous n'aimez pas beaucoup Internet Mr Copé. L'anonymat ne rend pas irresponsable. L'électeur vote a bulletin secret le considérez vous comme un irresponsable? L'anonymat permet a des gens de s'exprimer alors que leur activité ne leur permet pas de le faire ouvertement. On participe au débat. On essaie d'argumenter, d'échanger. Ma responsabilité est engagée dans la mesure ou Slate connait mon identité. Je ne vois pas ou est le problème.
Ceci mis à part les insultes à votre endroit sont scandaleuses. La vidéo publiée sur le Net à propos de Mr Hortefeux a bien été faîte par des journalistes(non anonymes) et il n'y a pas eu atteinte à sa vie privée.

iconoclaste

Coppé a raison

Le monde virtuel n'est pas meilleur que le vrai monde
La liberté sans règles du jeu sur le web ça veut dire accepter le vol, le mensonge, le harcèlement, la diffamation, la calmonie, la pornographie des mineures et l'incitation à la pédophilie...
Les lois sur la liberté de la presse et de l'audiovisuel devrait pouvoir servir de base a celle sur internet

Barba-Papa

@ Barbe à papa

Le monde virtuel fait partie du vrai monde. C'est une conquete territoriale par la science et par la technique. Les territoires conquis se trouvant à l'intérieur du cerveau humain. Dans ce monde virtuel le vol n'existe pas, parce qu'il est absurde de parler de propriété et de consommation. En effet, un écrit n'a pas de propriétaire, juste un auteur. Le lire ne le fait pas disparaitre; il n'est donc pas consommé, mais au contraire valorisé. Quand quelqu'un profite d'une oeuvre pour s'enrichir spirituellement, ce n'est pas du vol, mais de la culture, tout simplement.

We are such stuff as dreams are made on

Copé confirme et précise son hostilité envers Internet

Oui Monsieur Copé est bien "technophobe, pourfendeur d'Internet et voulant à tout prix museler ce nouvel espace". Cet article apporte une confirmation nette et claire.

Car tous les points qu'il soulève ne seront jamais résolu sauf à tuer Internet en créant un Web plus filtré encore que celui des Chinois.

Vous voulez mettre en sécurité nos enfants. Moi aussi je souhaite mettre mes enfants en sécurité.

Mais quel est le plus grave pour eux ?

Qu'ils tombent par hasard sur des images pédophiles, sachant que cela ne m'est jamais arrivé en 15 ans de surf quotidien ?

Ou bien le plus grave est-il de vous laisser au pouvoir pour transformer en Minitel le plus grand espace démocratique qui n'ait jamais existé ?

Nous ne vous laisserons pas faire.

Les croyances de M. Coppé

Coppé, l'homme du passé. Il croit que Internet est un minitel etendu, ou l'on pourrait mettre le péage sur chaque site. Il n'a pas compris que l'economie perdra, dans l'avenir, l'emprise sur l'immatériel. Parler de propriété intellectuelle, l'économie du Savoir, est une perte de temps et un gaspillage, car dans l'immatériel, la propriété est une notion absurde, et le savoir ne doit pas être economisé mais gaspillé, c'est son seul propos et le seul moyen de le valoriser.

Il craint pour les enfants, qu'ils voient les images qui ne leur sont pas destinés. Alors que dans notre société, on brandit un cadavre mutilé, ensanglanté, cloué sur une croix, devant les yeux des enfants touts petits. Une société avec un tel symbole ne peut engendrer que le gout pour la violence.

Tout ce que l'on peut espérer, c'est quand tous les gens vont être connectés, ces religions et les croyances perdront en pertinence. Les croyances surviennent lorsqu'on manque d'informations essentielles - le monde informé sera donc un monde respectant les faits et les personnes, mais certainement pas les croyances. Celle de M. Coppé consiste à croire qu'Internet est un espace economique, alors qu'il est anti-économique dans son essence - c'est un espace de diffusion et de partage

We are such stuff as dreams are made on

hadopi.

Le rétropédalage d'Oliviennes, celui qui a dit qu'Internet est le tout à l'égout de la démocratie, est spectaculaire.
Méa culpa un peu tardif, contrairement à JF Copé qui s'enfonce un peu plus dans son ignorance de la technologie et de la démocratie.

Les dénonciations: Vichy et les rumeurs: corbeaux, la pédophilie ont toujours existé : il nous suffit de les ignorer de les combattre et des dénoncer.

Quand au droit d'auteur, le prétexte, on sait parfaitement les auteurs ne toucheront rien. La preuve :une eniéme commission: F. Mitterand a nomme le directeur de Naïve ,le producteur de C.bruni comme par hasard ( conflit d'intérêt), pour y réfléchir.

ON VOTE DES LOIS ET ON PENSE APRÈS!

Ce que ne supporte pas ce gouvernement (l'affaire lamentable d'Hortefeux en est un exemple flagrant) c'est qu'elle n'arrive plus a contrôler l'opinion.
Les nombreuse âneries, propos inadmissibles (sarkozi et les coupables) et gaffes se répandent à toute vitesse sur le toile. La com du gouvernement en prend un coup et c'est ce qu'elle ne peut admettre.

CONTRÔLE!

Le contrôle du web ( outil mondial), à moins de couper toutes les connexions aux internautes, est impossible: ceux qui téléchargent (plutôt des jeunes qui téléchargent de la musique anglo-saxonne pas Le forestier,) savent parfaitement contourner l'identification du net.

En attendant de voir si cette loi liberticide et inapplicable est de nouveau retoquée par le CC, ce gouvernement s'est totalement mis à dos jeunesse .

BOYCOTTE:Les internautes ont pris des actions :
- Boycottes des artistes et producteurs pro-Hadopi: Ils n'achètent plus leurs CD, ne vont plus aux concerts, ne voient plus leurs films: Les Besson et Bénabard ont du soucis à se faire.

- Boycotte des grandes surfaces culturels tels que la Fnac: plus d'achats de CD vierges et acheter ses livres dans les petites librairies.

- Boycotte des députés et sénateurs pro-hadopi: Ils voterons contre ces élus godillots ou ceux qui pensent que le net doit être contrôlé....la bêtise totale de l'UMP qui s'est coupé de ses électeurs.
On va bien rire aux régionales et aux présidentielles !(les internautes sont extrêmement rancuniers)

Ce gouvernement c'est: le bâton, la répression et l'intimidation.

La toile c'est le droit à l'information, à la culture et à la recherche.

La dictature du net telle qu'elle est pratiquée en Chine , en Iran ou en Corée du Nord ne passera pas.

anamaywong

Vous avez

Répressif

Le discours lénifiant de Mr Copé et son auto-justification ne sont que de la poudre-aux-yeux, le gouvernement cherche a encadrer internet, ne supportant pas que le contrôle de ce média lui échappe. Sous prétexte de "piratage" il est question de proceder a un maillage du réseau a grande echelle, a l'instar des pays comme la Chine ou l'Iran entre autres. Mais les difficultés techniques a y proceder sont telles que les lois repressives qui se mettent en place seront inévitablement inapplicables et détournées et c'est tant-mieux ! La majorité des internautes vont migrer vers des systèmes d'anonymisation comme il en existe déjà (vpn, usenet...) même si pour l'instant ça reste peu usité. L'hadopi ne vivra pas pour la bonne raison que c'est une loi inique, inutile et obsolète. R.I.P

Mauvais combat, mauvais discours, dommage

Monsieur Copé, tout ceci est bien écrit mais révèle, malgré ce que vous souhaitez affirmer, une mauvaise compréhension des enjeux et des critiques.
Mettre en ligne "un site Internet pour présenter les enjeux et donner la parole aux internautes" procède d'une pensée verticale, hiérarchique. Bien sûr, il est intéressant et utile de créer la plateforme où se dérouleront les débats. Mais concrètement, que vous le fassiez ou pas, le débat sera présent. Et même, croire que seul ce qui relève de cette plateforme est ce qui s'exprime à ce sujet est une erreur : il y a ceux, nombreux, qui pensent que le débat est ailleurs. Vous perdez donc en route les critiques les plus virulentes, les plus constructives, les plus laudatives, mais vous en perdez. Comparez le volume de contenu de ce qui y est déposé avec ce que les internautes peuvent dire par ailleurs, ce n'est même pas le haut de l'iceberg.
De plus, cette mécanique est vouée à l'échec d'avance : dans un maquis trop vaste et trop flou de sites institutionnels, les citoyens ne s'y retrouvent plus. Ce n'est pas la peine de multiplier les lieux d'expression.
Comparer Internet à la bioéthique est un mauvais choix, il vaut mieux éviter d'ailleurs les comparaisons pour ce qui touche Internet. La bioéthique touche les convictions personnelles et la technique scientifique.

Droit à l'oubli et à l'intimité : la loi n'est pas là pour protéger les imbéciles, c'est à chacun de lire les conditions d'utilisation des services auxquels il souscrit et d'être prudent quant à sa vie privée. Cela ne date pas d'aujourd'hui. Un DRH capable de ressortir une photo privée datant de 10 ans sera de toute façon une personne à fuir : si sa première réaction avant la rencontre d'un futur collaborateur est d'aller fouiller son passé au lieu de se questionner sur ce que cette personne vaut, peut apporter, ce dont elle est capable, alors le ver est déjà dans le fruit. Le culte du soupçon et du "dossier" n'ont pas lieu d'être dans une organisation professionnelle digne de ce nom. Par ailleurs, on peut assumer son passé et changer, et le dire le cas échéant. Un certain Président de la République a même fait campagne sur le thème "j'ai changé". Que l'on mette déjà la main dans les nombreux fichiers qui se recoupent, sont bourrés d'erreur et pas mis à jour pour les supprimer. Et pour tenir à jour d'éventuels systèmes automatiques de droit à l'oubli (effacement automatique), il faudra encore créer des bases de données ?

Responsabilité individuelle, anonymat, propriété intellectuelle : il existe déjà des réponses concrètes et des règles. On peut tout à fait être poursuivi pour calomnie ou atteinte à l'image. Il y a des précédents.

Protéger les plus vulnérables et lois de bioéthique, faire que le numérique soit au service de l'homme : vous êtes également dans la posture du copiste. C'est pour le bien de tous et des plus faibles que Jorge de Burgos maintient ses bénédictins loin du rire. Agir pour le bien des gens contre leur avis même est une forme d'asservissement, plus encore quand on le pratique sur des personnes vulnérables. Je dis cela sans préjuger de vos intentions. Mais l'Enfer est pavé de bonnes intentions.

Qui souhaite "réussir la révolution numérique " ? Qui attend quelque chose de l'appareil d'Etat ? Le numérique a déjà connu une bulle et une crise, les internautes sont là (quelques dizaines de millions à peine), les sociétés de service et de commerce aussi, la jurisprudence également. Ce n'est plus un train de retard, c'est un réseau ferré de retard que vous avez.

Même si on ne peut "plaquer sur Internet quelques principes du monde actuel", il faudra s'en tenir là. A moins de considérer que les internautes sont distincts des citoyens physiques, et donc qu'ils n'ont pas les mêmes droits. Aller et venir, anonymat, liberté d'expression encadrée (les propos xénophobes ou homophobes, le négationnisme sont déjà punis et bannis) : des règles de base.

L'anarchie n'est pas plus la loi du plus fort qu'un système organisé. Sur Internet ne règne pas la loi du plus fort. Le commentaire désobligeant vous a blessé, comme l'aurait fait celui d'un citoyen dans un espace public. A ceci près que là vous ne l'avez pas vu physiquement, et qu'il s'est enhardi grâce à l'anonymat. Vous n'en avez pas été brisé pour autant. En revanche vous avez appris la colère (justifiée ou non, là n'est pas la question) de cette personne, sentiment que vous n'auriez peut-être jamais perçu dans une réunion publique. De même, les critiques que l'on vous adresse sur les blogs vous étonnent mais elles sont le reflet de ce que pensent des citoyens. Des citoyens qui ont voté en masse en 2007, à plus de 85%. C'est là un retour d'opinion sur votre personne que vous n'auriez pas sans le web.

"Si nous passons à côté de ce défi, ceux qui nous reprochent aujourd'hui de vouloir agir nous reprocheront demain de n'avoir rien fait" : allons, vous valez mieux que des formules toutes faites. Vous n'aviez pas promis d'arrêter la langue de bois ?

[Enikao]

Autant je ne me battrais

Autant je ne me battrais jamais pour defendre l'integrité de mon pays, autant je le ferais volontier pour defendre l'internet libre.
Il y a injustice: nous subissons le liberalisme economique sans pouvoir jouir du liberalisme societal.

Richard Grandmorin
http://twitter.com/R_Grandmorin

La liberté selon Jean-François

Monsieur Copé,

Je sais bien que vous et votre parti désire réécrire l'histoire.

Mais votre diatribe contre Internet, est née d'une captation des propos de M Hortefeux par la chaine Senat lors d'un reportage qui pour une raison quelquonque ou pilotée, n'avait pas été diffusé... Et que le contrôle vous a échappé puisque diffusé sur un site d'information reconnu que je nommerais "Le Monde". En somme un geste démocratique.

Ensuite, et seulement ensuite, c'est parti sur tout l'Internet et vous avez jetté l'opprobe sur ce réseau soit disant incontrôlable.

Je ne parle même pas de Madame Morano, qui lors d'un reportage parle d'une façon non respectueuse a des personnes de couleurs.

Alors oui! Monsieur, grand bien nous fasses qu'il y'ait ce canal qui permet de diffuser tous les dérapages de votre gouvernement/parti politique.

Mais, bien sûr cela ne nous vous plaît pas. Car quand une personne s'informe, ça va, c'est quand il y'en a plusieurs qui s'informent qu'il y'a des problèmes.

Vous voulez légiférer; soit.

Mais votre mémoire doit être suffisement courte pour ne pas savoir qu'il y'a déjà tout un tas de lois qui permettent de se prémunir sur des dérapages.

Par exemple celle-ci :

Article 226-1

Est puni d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende le fait, au moyen d'un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui :

1° En captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel ;

2° En fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé.

Lorsque les actes mentionnés au présent article ont été accomplis au vu et au su des intéressés sans qu'ils s'y soient opposés, alors qu'ils étaient en mesure de le faire, le consentement de ceux-ci est présumé

Idem pour la pédohpilie, la contre-façon, etc...
Les lois existent mais vous ne les appliquez pas.

J'ai l'impression que vous et votre gouvernement aime gouverner à la peur.
Car il est bien connu qu'il faut diviser pour mieux règner.

Personnellement, je ne suis jamais tombé sur un site pédophile en plus de 10ans d'internet.
Stastistiquement selon vos dires, j'aurais dû en voir; sinon cette loi n'aurait aucune valeur. Et bien non, et heureusement jamais!

vous dites " Internet peut en effet offrir une véritable respiration démocratique, avec une circulation plus directe de l'information et une interactivité renforcée."

Soit, très belle phrase, mais par contre lorsque des membres de votre gouvernement se font brocarder suite à leurs paroles, là d'un coup il faut légiférer et museler....
Vous avez un sens très étroits de la démocratie.
Ce serait presque un déni de démocratie avoué.

Vous parlez de "Mais l'absence de règles est l'anarchie et la loi du plus fort"
Faudrait savoir, car dans la vie réelle vous êtes bien entrain de légiférer pour une loi du plus fort avec absences de règles.
Pour info, je vous conseille de faire un tour dans les différents journaux. Vous devez vivre dans un autre monde.

- Suicides en série chez France-télécom. Vous savez cette nouvelle mode!! Dixit le patron du groupe.
- Des ouvriers agricoles qui travaillent en pure perte. Et pourtant ils suivent la recette "Travailler plus pour gagner plus".
- suppression des postes enseignants, car un peuple cultivé est un peuple dangereux; enfin j'imagine...

Et la liste serait bien longue.

Vous dites également "Même si je ne suis pas né avec un clavier dans les mains comme la génération MSN"
Si j'étais vous je me sentirais honteux. Car nous avons pratiquement le même âge et pourtant je pratique l'informatique depuis 1984 et ce sans être un informaticien.
Donc Monsieur ce n'est pas une question de génération. Simplement comme beaucoup, vous n'avez pas vu que ce serait un outil incontournable.

Enfin, ce jusqu'à ce que vous légifériez pour transformer l'usage de l'informatique en un enfer, car vos lois (Lopsi Dadvsi Hadopi 1 et 2) sont des lois d'un autre temps.
Et oui il existe bien des lois pour légiférer sur internet, en redondance pour beaucoup avec les lois déjà existante.

Donc au lieu de faire un haro sur Internet, il vaut mieux proposer une meilleur éducation que celle que vous proposez.
Une éducation permettant d'avoir une bonne reflexion sur le monde qui nous entoure.
Une éducation qui nous permet de savoir, qu'il est dangereux de laisser à la vue de tous certains propos; à moins de les assumer.
Donc des choses triviales que j'ai appris à l'école il y'a bien longtemps, lorsque l'enseignement avait encore un sens.

Vous préférez mettre des verrous que d'assumer les propos de vos ministres qui ont des relans rance d'une droite qui ne rend pas honneur à la France.

Pour votre déplaisir, voici le lien de Mme Morano qui représente la république; sûrement pas la mienne.

http://www.dailymotion.com/relevance/search/nadine+morano/video/x1yrkf_n...

La seule liberté que vous défendez est une liberté dogmatique sous le joug de votre parti.
Vous devez vous gargariser de ne pas avoir d'opposition valable.

Il fut un temps, lorsque vous étiez porte parole, vous sembliez intéressant. Là vous n'êtes plus que l'ombre de vous même au service d'un hyper président; bien dommage, mais il faut bien recevoir salaire...

Vous devriez effacer de nos chers institutions "liberté, égalité, fraternité".
C'est mots n'ont plus aucun sens actuellement puisque dévoyés depuis longtemps.

Le pire

Mr Copé vous dites:
"Mais si les technologies du numérique peuvent contribuer au meilleur, elles peuvent aussi servir au pire. Qu'on me pardonne cette banalité, mais il me semble parfois que le simple fait de la rappeler suscite des levées de bouclier chez quelques internautes qui, tout à leur fascination devant les prodiges du numérique, en perdent leur regard critique."

Je suis tout à fait d'accord, et moi-même petit blogueur amateur j'ai pu expérimenter la facilité avec laquelle l'insulte gratuite peut remplacer l'esprit critique sur ce média.
Mais si la question était de s'en prendre au "pire", qui sur Internet, à ma connaissance, n'a jamais fait qu'un peu de tord aux égos et aux réputations (on ne parle pas ici de criminalité, telle que la pédophilie ou de cyber-terrorisme bien sur, qui relèvent des lois existantes), il me semble que vous seriez plus crédible en vous en prenant d'abord au "pire" de votre propre majorité politique qui distribue la misère, la violence et la haine à tours de bras, piétine le principe de séparation des pouvoirs, et ridiculise ce pays.
Une fois cela fait, vous pourrez alors vous en prendre aux gens qui postent des commentaires déplacés. Cela s'appelle la bonne gestion des priorités.

Bien à vous.

=Vincent Verschoore=

La toile

est NOTRE liberté, Monsieur Copé, puisque vous supprimez toutes paroles libres en ce pays ! Laissez donc aux parents la responsabilité de veiller sur leurs bambins, ils ne sont pas moins aimants et responsables que vous ! Cessez donc d'agiter cet argument vain ! Notre parole, libre vous gêne et vous fait peur... Et oui, nous sommes à une époque où vous, je, nous, sommes sous la loupe de la vérité des faits, des actes et des paroles... Personnellement, cela ne me gêne pas, je n'ai rien à cacher dont je doive avoir honte... Et vous ?

Bosredon

le droit à l'oubli

« une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens »
Ce sont les mots prononcés par le ministre de la culture Frédéric Mitterrand au sujet de l'affaire Polanski
Mr Polanski a reconnu les faits et dédommagé sa victime afin d'échapper aux poursuites!....
Mr Copé parle donc de "du droit à l'oubli" , voilà ce qu'en font les personnalités sur cette planète !....
echapper à ses propres responsabilités tel est la volonté des hommes ! Pour ma part , le droit à l'oubli devrait être remplacer par le mot "éthique" monsieur Copé ! Si vous vous comportez de façon honnête toute votre vie , vous n'avez de ce fait en aucune manière à avoir honte des actes de votre passé " c'est aussi simple que ça !
Et si vous trouvez les commentaires des internautes trop désobligeants , comportez vous comme de vrai démocrates , vous les hommes politiques respectez vos engagements et faites en sorte que le peuple soit plus respecté et tout rentrera dans l'ordre !
Les commentaires reflètes exactement la situation sur le terrain . 90% du peuple est écoeuré par vos pratiques anti-démocratique !
Bien sur , vous monsieur Copé , ce n'est pas vos idées qui doivent changer , mais les notres à nous le peuple . Donc , encore une fois , vous voulez encore échapper à vos responsabilités , comme Polanski !.... C'est donc si simple!
"Changer internet , plutôt que l'éthique " tel est votre devise .

gmily

difficile d'accepter la contradiction

M. Coppé les commentaires sont une source de démocratie que vous avez du mal pour ne pas dire plus, à accepter.
Une contibution de 15000 internautes sur les états généraux de la dépense publique c'est à dire une participation au niveau de la goutte d'eau par rapport aux potentiels des internautes et pour en sortir quoi l'imposition sur les arrêts de travail, si ce point peut-être discuté il est loin du pb de la dette publique et de ses remèdes.
Le net permet de pouvoir exprimer ses convictions et ses idées même si il y a quelques dérarapages ils donnent une tendance que les politiques refusent car elle ne correspond pas à leurs idées et la se pose M. Coppé la vraie question pourquoi les politiques ont tant de mal à accepter la critique une réponse: un pb de démocratie.
Le politique attaque tout ce qui pourrait lui faire ombrage alors que le sujet est comment le politique peut "redorer" son blason.
M. Coppé vous n' avez pas encore accepté la démocratie et la parole du peuple ont dit souvent que les politiques ont un train de retard et oui voilà votre pb.
Comme je vous l'ai déjà écrit sur le net j'ai voté pour la majorité actuelle aujourd'hui force est de constater que vous n'êtes pas la hauteur des enjeux.
Il est dommage, mais là est tout le pb de la démocratie que vous REFUSIEZ,déjà proposer, de faire la synthèse et l'analyse des commentaires et de nous répondre .
Voilà ce que peut vous apporter le net LA DEMOCRATIE entre le peuple et le politique, vous n'avez pas encore intellectuellement accepté ce défit l'échange direct entre le citoyen et le pouvoir politique, c'est à dire la place du politique dans la cité.

MAYOMBE

Une démocratie à 2 vitesses

Hier, j'ai écris un commentaire sans être aucunement insultant, mais vif et à la dent dure. Et j'ai eu la désagréable surprise de voir que la démocratie n'a pas lieu sur ce site; puisque mon commentaire doit d'abord passer par un modérateur.
Ce qui n'est aucunement indiqué sous "poster un nouveau commentaire".

C'est manquer de respect, puisque si j'avais su, je n'aurais pas pris le temps d'écrire, sachant que de toutes les façons ça ne correspondait pas à vos attentes.

Comme dit hier, même si vous êtes le seul à lire ce message; vous le modérateur, ceci est un déni pur et simple de démocratie.
Bien que vous vous présentez sous ce couvert. La démagogie a de beau jour en notre beau pays.

Salutation.

PS: conservant mes messages, d'autres site plus démocrates auront eux le plaisir de les y trouver.

toutes mes excuses

J'assume entièrement ma bêtise de cet instant.

Car, je n'avais pas vu que mon message était passé, croyant tout bêtement le voir en première position.
J'avoue bêtement que ces derniers temps, beaucoup de mes messages ont été invalidé par la modération de beaucoup de députés.

La prochaine fois, je lirais plus attentivement.

Donc je vais me contre dire pour la bonne cause.

Non, vous ne faites pas de déni de démocratie. Certains députés devraient en prendre de la graine.

Et encore milles pardons, car je ne sais quoi ajouter d'autres.

Bien à vous et désolé si mon dernier message vous a heurté.

Sur ce coup là je ne sais plus où me mettre désolé

Oui, c'est la deuxième fois, car ce n'est pas feint.

Encore désolé pour mon dernier propos au sujet de la modération. Qui participe à un vrai débat démocratique.
Puisque mon message est bien paru.

J'éprouve une certaine honte....

Encore désolé pour ma méprise et précipitation.

:o)

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il est enragé.

Chaque innovation technique ou technologique a toujours entraîné des bouleversements à tous niveaux.
L’imprimerie a permis la propagation des écrits et des idées. Le Siècle des Lumières lui doit beaucoup.
La photographie a porté témoignage d’autres vécus.
Le téléphone a révolutionné les échanges et les relations.
La télévision a modifié les comportements et les modes de vie.
Internet n’est donc qu’une innovation technique comme n’importe quelle autre.
Mais chaque fois qu’une percée technologique a lieu, il y a systématiquement de la part des dirigeants la volonté de contrôler et de taxer l’invention.

Vos arguments ne m’ont pas convaincus.
- le droit à l’oubli ? Les propos de Daniel Cohn-Bendit, repris récemment par François Bayrou étaient dans un livre. Rien à voir avec Internet. On ressortira des années plus tard ce qui a été dit, fait, filmé, enregistré, écrit, publié indépendamment du web. N’en déplaise à certains, Roman Polanski n’a pas droit à l’oubli et ce n’est pas Internet.
- le droit à l’intimité : qu’en pensent les homosexuels de province qui continuent à se cacher ? Je ne vois pas la conquête historique.
- Pour les autres arguments, vous mélangez trop de points avec une seule conclusion inadaptée : on peut toujours protéger la propriété intellectuelle et ce depuis longtemps, Internet n’y change rien.
- Les escroqueries n’ont pas attendues Internet, elles se sont adaptées à la technique.
- La contrefaçon existe depuis la nuit des temps.
- On peut bloquer un site facilement sans tout verrouiller, surtout un site pédophile.
- Les enfants subissent déjà pas mal d’agressions visuelles sur les devantures des kiosques à journaux, dans les journaux gratuits, à disposition devant beaucoup de petits commerces. Et qu’il y a-t-il de plus traumatisant ? Les images de guerres et de violence dans les journaux de 20h00 à la télévision ou des gens disons étrangement nus dans des journaux ou des films sordides ?
- Quand au « buzz », un certain très bel « air de la calomnie dans le Barbier de Séville de Gioacchino ROSSINI » vous explique comment faire avec la technique de l’époque.

Règlementer les téléchargements de façon à protéger les artistes était une chose, tout comme chasser les pédophiles où qu’ils soient. Quand on voit le parcours du pédophile jugé ce jour même à Paris, récidiviste, je me pose des questions sur la volonté de lutter contre ces gens là.
.
Mais bloquer l’accès à internet alors que la majorité des gens est novice et ne sait pas – de bonne foi – se protéger contre le piratage de leur IP, ce n’est pas défendre les droits intellectuels de qui que ce soit. C’est considérer chaque utilisateur comme un délinquant. Et ça en dit long sur votre conception des individus.

Internet accélère les choses, c’est tout. Et complique le contrôle des états.
Beaucoup de gens oublient que technologie égale évolution et révolution.
Or les états n’aiment pas les révolutions.
Les techniques et technologies vont plus vite que les comportements et les mentalités.
Il reste difficile de contrôler les pensées. Reste à maîtriser le vecteur de diffusion des pensées.

Vous avez ouvert un site. Vous lisez les mots que les internautes y déposent. En tenez-vous compte ? Et y répondez-vous ? Sur slate.fr, je n’ai jamais vu.

Malgré les positions de Jean Paul II et Benoît XVI, je m’éloigne de mon église mais je reste profondément chrétien. J’attends cependant un autre pape plus éveillé et ouvert. Pour l’UMP, c’est exactement pareil. J’espère enfin un discours plus réaliste et profondément pragmatique. Mais de qui viendra-t-il ?

Soliste

Hélas, Si certains points

Hélas,

Si certains points soulevés par Mr Coppé méritent une discussion, je crains que ceux-ci, comme souvent s' agissant de la majorité UMP, ne constituent des chevaux de Troie afin de poser des bases sur le contrôle du net, espace de liberté en effet qui échappe pour le moment au contrôle de l' hyper-président et qui lui déplait fortement.

- vous parlez d' anonymat : l' anonymat n' existait pas sur le net jusqu' à une période recente. D' une part l' adresse ip permet de retrouver aisément la personne à l' origine d' un message, et d' autre part puisque vous évoquez les blogs, beaucoup ne sont pas anonymes, et le mien par exemple contient des informations personnelles qui font que je suis facilement joignable.

- c' est précisément le besoin de contrôle croissant de la part de la majorité qui pousse les informaticiens - toujours en avance par rapport aux censeurs - à offrir des services d' anonymat de plus en plus performants, et de plus en plus discutables puisque les VPN par exemple ne conservent rien qui permette de retrouver un utilisateur et en effet, à travers ces services, peuvent s' échanger des fichiers douteux, ce qui n' etait pas vraiment le cas avant.

- prendre pour exemple la pédophilie sur internet - un vrai problème bien qu' isolé - est démagogique, d' autant plus quand on sait que ces personnes sont déjà rompues aux techniques d' anonymat. Instaurer un contrôle plus rapproché risque de les inviter à se rabattre sur des solutions encore plus sophistiquées leur permettant de disparaitre complétement des radars.

- enfin, et plus largement, les thèmes sur la sécurité, et le contrôle des espaces de libre expression, sont des marottes traditionnellement chères à la Droite conservatrice : ce fut d' abord le cas de la télévision, puis des organes de presse à présent détenus majoritairement par des grands patrons proches du pouvoir (les Bouygues, Bolloré, Lagardère et j' en passe), des grandes radios, il n' est donc pasx étonnant qu' aujourd'hui, Mr Sarkozy par le biais de Mr Coppé s' interesse à la liberté d' expression sur internet, liberté qui leur échappe pour le moment et qu' ils préféreraient encadrer, voire labelliser comme j' ai pu le lire ailleurs...

C' est oublier que contrairement aux autres médias, internet appartient avant tout à ses utilisateurs et non à de grands patrons serviles, et que les citoyens français ne se laisseront pas coopter leur espace de libre expression sans réagir.

Faites donc confiance aux citoyens qui vous élisent pour rêgler d' importants problèmes autrement plus urgents et laissez les s' auto-réguler comme ils le font plutôt bien jusqu' à présent.

Sujet essentiel ou futilité politique ?

La prude Boutin pourrait sûrement vous apporter une aide précieuse sur la manière dont il faudrait moraliser le net et définir les nouvelles interdictions et/ou surveillances à mettre en place pour « contrôler » et « moraliser » les individus dans leurs « déviances libertaires ».
.

Votre article revêt plusieurs aspects et plusieurs lectures possibles.

1) Le sujet vous intéresse, mais vous ne faites que le survoler.
« Le développement du numérique n'est pas seulement une innovation technique. Il induit un bouleversement profond de notre vision du monde, de nos modes de vie, de nos relations aux autres, de l'organisation de notre société et de l'économie. Nous sommes en train de basculer dans un nouveau monde. »
Effectivement, le nouveau monde ne souffre d’aucune matérialité, puisqu’il est virtuel. Il appartient donc à tout un chacun de se l’approprier « à sa façon » en fonction de sa capacité à appréhender le meilleur et le pire.

Ce nouveau monde n’est pas orthonormé. Il revêt l’aspect de l’historicisme culturel de l’internaute, du lieu où il réside et de ses pratiques. Ainsi, ce qui vous apparaîtra à vous « le pourfendeur d'Internet » comme de la naïveté au « pays des bisounours » deviendra du bon sens ou du pragmatisme au pays « du soleil levant ».

Dans cet espace structurel international de l’Internet, vos règles et vos lois trouvent leurs limites dans celles des frontières françaises, et occasionnellement dans des limites européennes. Je trouve inquiétant comme nous le montre HADOPI, LOPSI 1 & 2, que vous n’ayez qu’une approche et une vision soviétique du net, de son contrôle et du contrôle des citoyens.

Hadopi n’a été qu’une suite de faux débats, comme sur tant d’autres sujets, rejeté une première fois vous repassez le même texte en changeant deux mots… Quid du fonctionnement de notre démocratie ? Ce qui dans votre volonté d’avoir un hyper parlement apparaît comme l’hyper pouvoir de la majorité en place : La dénégation du « rejet » d’un texte par le parlement.
.

2) Vous profitez du sujet pour faire la promotion de votre blog.

« Quand j'ai lancé mon club de réflexion, il y a bientôt 3 ans, j'ai d'ailleurs choisi de l'appeler «Génération France.fr». Pour moi, le «.fr» n'est pas un gadget. Il dit bien sûr ma volonté d'en faire un club interactif, où le site Internet joue un rôle central. »
Seriez vous en manque d’idées ?

« Avec les députés du groupe UMP, dès que nous identifions un sujet de débat important, nous mettons en ligne un site Internet pour présenter les enjeux et donner la parole aux internautes. »
Vous créez un nouveau site à chaque fois ? Ça doit être coton pour vous suivre !

« C'est dire si Internet a déjà changé pour le meilleur notre façon de faire de la politique. Et ce n'est qu'un début... »
Penser qu’Internet est le remède à la médiocrité de la politique actuelle, vous avez peut être raison…Car on ne peu pas dire que les hommes et femmes politiques (quelque soit leur appartenance politique) de votre génération ont des idées lumineuses fondatrices d’espoir et de projets d’avenirs !!!
.

3) Vous appliquez la méthode UMP pour tenter d’imposer « votre vérité ».

La méthode, celle qui consiste à porter en étendard un sujet incontestable (comme par exemple, la lutte contre la pédophilie), puis d’en profiter pour passer d’autres sujets plus contestables et/ou une loi restrictive, pour ne pas dire liberticide qui dépasse le sujet incriminé.

C’est le cas de Loppsi 2 (Loi d'orientation et de programmation pour la « performance [1] » de la sécurité intérieure). Dans une politique du tout sécuritaire d'anticipation, constamment actualisée pour renforcer la lutte contre les menaces « au nom de » la sécurité de nos concitoyens, le texte vise à autoriser la « captation de données informatiques à distance » à l'insu de l'utilisateur, « pour les besoins d'une enquête ». On peut raisonnablement penser à la transposition des écoutes téléphoniques à l’Internet, mais ce système est bien plus pernicieux dans ce qu’il laisse d’aléatoire (ou de systématique) dans le contrôle des « contrôleurs » et des « contrôlés » !

La mise en place système "d'analyse sérielle"qui permettrait de croiser tous les renseignements disponibles (Stic, Judex, etc…) pour lutter contre tous les types de délinquance et devrait aboutir à la création d'un fichier informatique appelé Périclès, contenant de nombreuses données liées à la vie du citoyen (qu’il soit délinquant ou non) avec toutes les dérives possibles : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphones portables (IMEI), factures diverses. Qui aura accès et pourra utiliser ces données ? L’histoire montre aussi à quoi elles peuvent servir si la nature du régime venait à changer !

La tentation pour un gouvernement de contrôler le net est grande, en le contrôlant le net, le pouvoir renforce son influence sur les citoyens là ou eux pensent se libérer de l’emprise de l’état.

A quand une puce de données implantée sur les citoyens pour plus de « performance [1] » de leur sécurité ?

"Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie." (Jacques Prévert)
.

4) Vous vous faites passer pour le chantre du politique (hyper) interactif, alors que vous ne descendez jamais de votre pied d’Estal pour dialoguer directement avec les slateurs.

« J'ai la certitude qu'Internet et les nouvelles technologies sont une chance pour tous et pour la politique en particulier. Internet peut en effet offrir une véritable respiration démocratique, avec une circulation plus directe de l'information et une interactivité renforcée. »
On voit bien le peu « d’interactivité » auquel vous vous livrez, ne serais que sur Slate ! Vous déposez vos articles prêchant la « parole divine » sans jamais descendre dans l’arène, dommage...Je vous rassure vous n'êtes pas le seul!

Jen

web 1.0

"Vous créez un nouveau site à chaque fois ? Ça doit être coton pour vous suivre !" Faut pas s'inquiéter, il ne faut pas lire "site" mais simplement "page", des fois avec des jolies couleurs. Ce n'est pas tant qu'on ne peut pas déposer quelques commentaires (il y a souvent un vague formulaire pour le faire) qu'ils ne servent à rien (après on peu débattre de la signification du mot "servir").
Mais il ne faut pas partir dans de trop lourdes accusations et un grand nombre de professionnels ont bien du mal à comprendre ce qu'est le web 2.0. Il est parfois défini par le marketing (pour les experts marketing), par la technique (pour les experts informatique). Ce qu'il faut comprendre c'est que le "2.0" se détermine par l'usage d'un site plus que par sa définition ou sa construction, il dépasse ainsi le rapport de force autour des moyens de production (celle-ci n'étant plus que représentation à force d'automatisation, rationalisation, industrialisation) et n'accepte plus le déchet (abandon de propriété, qu'il soit monétisé ou non) comme facteur de richesse.

Le web3 qui fait mal a commencé (et c'est le sens de cet article de monsieur Copé) : le web qui créée de l'institution sociale, notamment un système juridique. Évidemment ce sera l'occasion d'une lutte avec les anciennes références cognitives et culturelles, mais après tout la Loi telle que nous la concevons aujourd'hui n'existait pas avant l'écriture. Forcément, la nouveauté nous sera présentée comme le mal absolu, ou plus rarement comme une illumination mystique, on voudra encore tordre la réalité pour qu'elle ressemble à ce que nous comprenons, les institutions en place vont se croire plus grandes et plus universelles que les dynamiques sociales, mais tout ceci n'est que passager.

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