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En Floride, le florissant (et critiqué) business des singes de laboratoire

Un singe est préparé pour une expérience à Moscou le 15 avril 2003 | REUTERS / Dima Korotayev

Un singe est préparé pour une expérience à Moscou le 15 avril 2003 | REUTERS / Dima Korotayev

Il y aurait pas moins de quatre fermes d'élevage dans l'État, importés d'un peu partout dans le monde, au grand dam des défenseurs des animaux.

Depuis des décennies, des tests pharmaceutiques sont pratiqués sur des singes partout dans le monde. Ce sont même, souvent, la dernière étape avant la commercialisation d’un médicament. Un vrai business s’est donc développé autour de l’élevage de primates en Floride, rapporte Bloomeberg Business. Il y aurait pas moins de quatre fermes d’élevage dans l’État. Rien que dans le petit comté de Hendry, 10.000 singes seraient élevés pour l’industrie médicale. 

Les quadrumanes sont importés d’un peu partout dans le monde, principalement depuis l’île Maurice, la Chine ou le Vietnam. Depuis l’île Maurice, ce sont 8.991 macaques à longue queue qui ont été exportés en 2014, principalement vers les États-Unis. Un scandale pour la BUAV, une association Britannique contre la vivisection qui dénonce dans un communiqué : 

«Beaucoup d’entre eux, capturés dans la nature, étaient destinés à la société "Primate Products", une compagnie d’élevage de singes basée en Floride, qui fait face à une controverse autour de son projet d’agrandissement, dans le but d’approvisionner les laboratoires américains en singes.»

Primate Products est sous le feu des critiques des défenseurs des animaux. La société est accusée de mauvais traitements mais aussi de ne pas respecter les conditions d’hygiènes ou d’effectuer des tests illégaux. L’association Peta, qui mène de front la bataille contre Primate Products, a récemment diffusé un vidéo intitulée «Inside the Hub of the Global Monkey Trade» qui dénonce les mauvais traitements.


Jetez l'armoire à pharmacie

La société commercialise ses singes autour de 3.400 $ et vend également du sang de primate, ainsi que des échantillons de tissus et des équipements pour la possession de primates.

Cependant, pour Matthew Bailey, vice-président exécutif de l’Association nationale pour la recherche biomédicale, on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre:  

«Ma suggestion est que si vous êtes d'accord avec les droits des animaux, ouvrez votre armoire à pharmacie et jeter toutes vos pilules, y compris l'analgésique de votre enfant. Parce que sans animaux dans la recherche et les essais précliniques, nous n’aurions pas de médicaments.»

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