Santé / Sciences

Vous pouvez rester longtemps assis (à condition ensuite de vous bouger)

Temps de lecture : 2 min

Contrairement à des travaux parus précédemment, rester assis n'est pas ce qui conduit à mourrir prématurément mais l'inaction, selon un groupe de scientifiques.

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Exercice matinal Ministère des Affaires étrangères australien via Flickr CC License by

Alors que le National Health Service (NHS) britannique annonce que rester assis trop longtemps augmente les risques de développer le diabète, les problèmes cardiovasculaires et, en bout de course, peut amener à une mort prématurée, une étude, signalée par Newser, menée par des chercheurs de l’université d’Exeter, Londres et Sydney prend le contrepied de l’institution.

Selon ce travail, nourri des données de 5.000 fonctionnaires londoniens enregistrées pendant seize ans, ce n’est pas la station horizontale qui mine la santé des hommes mais l’inaction. En clair, assis ou debout, l’inertie peut se révéler également nocive tandis que s’astreindre à quelques activités physiques est la seule chose à même de faire la différence.

Une étude quasi exhaustive

Mais quelles données les scientifiques ont-ils considéré? Mashable en dit plus. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas ménagé leur peine. L’âge, le sexe, l’origine ethnique, le niveau social, l’état de santé, le régime alimentaire, la consommation éventuelle d’alcool et de tabac étaient pris en compte. Plus important: le groupe de savants a examiné le temps moyen de marche à pied pour chaque individu et la durée durant laquelle le panel est resté assis, que ce soit au travail ou chez soi à table, ou devant la télé. Remarquons tout de même que le panel en question était moins substantiel que celui sollicité par le NHS, fort lui de l’étude de 800.000 cas individuels.

«Nos découvertes suggèrent que réduire le temps passé assis pourrait bien ne pas être si important du point de vue du risque de mortalité et qu’encourager les gens à être plus actifs devrait être une priorité de salubrité publique», résume Richard Pulsford en charge de l’enquête.

Les 5.000 personnes analysées, dans la mesure où toutes exerçaient leur métier à Londres, étaient généralement amenées à utiliser les transports de la capitale. Résultat: en moyenne, elles marchent environ deux fois plus longtemps que le reste des sujets de Sa Majesté. Le genre de nouvelles qui nous ferait presque tomber de notre chaise.

Il y a quelques semaines, Slate évoquait déjà une autre étude dont les enseignements étaient assez proches de ceux-ci.

Slate.fr

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