Culture

Le premier livre de Marlon James, lauréat du Booker Prize 2015, avait été rejeté 78 fois

Temps de lecture : 2 min

L'écrivain jamaïcain vient d'être primé pour son roman «A Brief History of Seven Killings» autour d'une tentative d'assassinat de Bob Marley.

REUTERS/Neil Hall
REUTERS/Neil Hall

Marlon James est le premier auteur jamaïcain à remporter le prix littéraire de langue anglaise Man Booker Prize. Il vient d'être primé pour son livre A Brief History of Seven Killings, qui, à partir de l'histoire vraie d'une tentative d'assassinat de Bob Marley, évoque trente ans de politique et d'histoires de gangs en Jamaïque. C'est le troisième roman de Marlon James, un romancier de 44 ans qui vit aux États-Unis, et avait failli laisser tomber sa carrière d'écrivain, rapporte le Guardian.

En effet, son premier livre, John Crow's Devil, avait été rejeté soixante dix-huit fois par des maisons d'édition, avant d'être finalement publié en 2005 par Akashic Books.

«À un moment, je pensais que j'écrivais des histoires que personne ne voulait lire», a-t-il dit dans une émission radio de la BBC.

Le journaliste lui a demandé s'il avait pensé abandonner et il a répondu: «Oui, j'ai laissé tomber. J'ai détruit le manuscrit et j'ai même été sur les ordinateurs de mes amis pour l'effacer.»

Il a finalement pu retrouver le manuscrit dans la boîte e-mail d'un vieil ordinateur.

«Mythique, excessif et incroyablement complexe»

Le roman lauréat raconte l'histoire des sept hommes qui ont tenté d'assassiner Bob Marley. Il s'agit d'une fresque de 680 pages avec plus de soixante-quinze personnages. Le directeur du panel de juges, Michael Wood, a loué la diversité des tonalités présentes dans le livre, qui vont «de l'argot jamaïcain à des hauteurs bibliques», et aussi spécifié que sa mère ne pourrait probablement pas dépasser les premières pages à cause des gros mots et de la violence.

Un commentaire avec lequel l'écrivain lui-même est d'accord: «Cette fois-ci, ma mère devrait éviter la quatrième partie du livre», avait-il déclaré.

La critique du roman dans le New York Times avait été dithyrambique:

«C'est comme un remake du film The Harder They Come par Quentin Tarantino avec une bande originale de Bob Marley et un scénario d'Oliver Stone et William Faulkner, avec un peu d'aide créative de la ganja. C'est épique dans tous les sens du mot: de grande envergure, mythique, excessif, colossal et incroyablement complexe.»

Slate.fr

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