Economie

Twitter ne gagne rien et vaut un milliard

Slate.fr, mis à jour le 28.09.2009 à 11 h 47

L'histoire de Twitter est un parfait résumé de ce qu'a été et est encore aujourd'hui la bulle Internet. Le site internet de «microblogging» vient de lever 100 millions de dollars de capitaux frais (68 millions d'euros environ) auprès de cinq investisseurs, parmi lesquels le géant des fonds d'investissement T. Rowe Price et le spécialiste californien du capital investissement Insight Venture Partners.

La société serait ainsi valorisée autour d'un milliard de dollars. En février, lors d'une précédente levée de capitaux - seules les levées de capitaux lui permettent de vivre faute de revenus-, Twitter avait été valorisé 250 millions de dollars.

Le site de Twitter permet aux internautes de diffuser des textes de 140 signes au maximum à des groupes de «suiveurs». Sur ce principe simple, il a constitué l'un des réseaux sociaux dont la croissance est la plus spectaculaire au cours des derniers mois sur internet, avec 44,5 millions de visiteurs recensés en juin 2009, soit 15 fois plus que l'année précédente à la même époque, selon le cabinet d'études spécialisé comScore.

Twitter est à la mode aux Etats-Unis comme en France. Pour autant, il n'a pasencore  gagné le moindre dollar de chiffre d'affaires depuis sa création il y a trois ans et ne sait toujours pas vraiment comment le faire. Les services qu'offre le réseau sont totalement gratuits.

Les dirigeants de Twitter évoquent vaguement la possibilité de facturer des services additionnels ou de vendre des espaces publicitaires. Mais l'un des fondateurs, Biz Stone, a déclaré cette semaine à Reuters que Twitter ne franchirait pas le pas de la publicité cette année. «Il est important pour nous de trouver des partenaires investisseurs partageant notre vision de la construction d'une entreprise assurant une valeur durable», écrit le 25 septembre sur son blog le directeur général de la société Evan Williams.

La seule issue pour Twitter et ce qui motive les investisseurs semble la possibilité grandissante d'un rachat par un groupe Internet plus important qui serait capable de permettre à la société de réaliser un chiffre d'affaires. Twitter est une cible potentielle pour des acteurs établis tels que Google, Yahoo, Microsoft ou AOL qui appartient au groupe Time Warner.

Google ne semble pas le meilleur candidat au rachat. Il y a quelques mois, le directeur général de Google, Eric Schmidt, qualifiait méchamment Twitter d'«email du pauvre».

[Lire l'article complet sur Bloomberg]

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Image de Une: Flickr

 

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