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Régionales 2015: en Île-de-France, le PS s’estime déjà vaincu

Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone et le président du Conseil régional d’Île-de-France Jean-Paul Huchon, à Paris, le 8 mai 2015 | REUTERS/Loic Venance

Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone et le président du Conseil régional d’Île-de-France Jean-Paul Huchon, à Paris, le 8 mai 2015 | REUTERS/Loic Venance

Nombreux sont ceux au sein du Parti socialiste qui doutent que la région reste à gauche.

Officiellement, Claude Bartolone est en campagne en Île-de-France pour les élections régionales. Et pourtant, selon un ancien et un actuel ministre interrogés par le quotidien Le Monde, la bataille serait déjà perdue. Selon le quotidien du soir, Jean Glavany, député des Hautes-Pyrénées, ancien ministre et l’un des prétendants au perchoir si jamais la région restait socialiste, «ne fait pas vraiment campagne» pour être le remplacant du président de l’Assemblée nationale. «Pour la simple et bonne raison que, comme les autres, il doute que l’Île-de-France reste à gauche et que le poste se libère», écrit la journaliste Hélène Bekmezian. Par ailleurs, selon un ministre qui s’exprime en off dans l’article, «personne ne prend au sérieux l’hypothèse selon laquelle il faudra voter pour un nouveau président de l’Assemblée».

Pourtant les sondages ne donnent pas une longueur d’avance considérable à Valérie Pécresse, la concurrente de Claude Bartolone au poste de présidente de région. D'après une enquête Ifop pour le JDD parue fin septembre, les deux prétendants seraient au coude-à-coude, la candidate du parti Les Républicains et du centre étant donnée gagnante avec seulement un point d'avance (40% contre 39%) au second tour. Selon un autre sondage Odoxa paru le 4 octobre dernier dans le Parisien, la droite remporterait le scrutin au second tour avec 41% des voix, contre 38% pour la gauche réunie.

Mais la défaite du PS mi-septembre à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, une terre de gauche, est certainement de mauvais augure. Depuis deux ans, le PS a perdu presque toutes les élections dans la région. En juin à Asnières, où l'élection municipale de 2014 avait été invalidée, la droite a également remporté la mise, et conquis Clichy, bastion socialiste. La région a basculé à droite aussi pour les départementales, le PS perdant l'Essonne et la Seine-et-Marne. Le président de l'Assemblée nationale est par ailleurs dans la ligne de mire d'une enquête préliminaire pour un emploi fictif, ce qui ne rassure pas ses soutiens. Bref, des éléments qui ont de quoi inquiéter Claude Bartolone quant à ses chances de réussite, malgré son CV taillé pour le poste.

 
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