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2014-2015: la faillite des Pays-Bas symbolisée en deux coups de tête

Les joueurs néerlandais abattus après un but de la République tchèque lors du dernier match des éliminatoires de l'Euro 2016, le 13 octobre 2015 | REUTERS/Toussaint Kluiters

Les joueurs néerlandais abattus après un but de la République tchèque lors du dernier match des éliminatoires de l'Euro 2016, le 13 octobre 2015 | REUTERS/Toussaint Kluiters

La sélection qui avait humilié l'Espagne en 2014 se retrouve éliminée d'un Euro dont elle faisait pourtant partie des favoris. Et la tête de Van Persie symbolise cet effondrement.

Vint équipes sont d'ores et déjà qualifiées pour l'Euro 2016, qui se tiendra en France à partir du 10 juin de l’année prochaine. Mais parmi ceux qui ne se joindront pas à la fête se trouvent les troisièmes de la dernière Coupe du monde: les Pays-Bas.

La sélection néerlandaise était déjà mal en point avant les deux dernières rencontres face au Kazakhstan, ce 10 octobre 2015, puis face à la République tchèque, trois jours plus tard. Les joueurs de Danny Blind devaient remporter leurs deux matchs et espérer un faux pas de la Turquie face à la République tchèque ou l'Islande –déjà qualifiées– pour prendre la troisième place et rejoindre les barrages.

Aucune de deux conditions ne s'est réunie. Les Turcs ont fait un sans-faute, et les Pays-Bas sont tombés, chez eux, face à la République tchèque (2-3).

Symbole de cette chute, la tête de Van Persie: lors de la dernière Coupe du monde, elle relançait les Pays-Bas dans un match d'anthologie face à l'Espagne et, mardi 13 octobre, elle la mettait au fond du trou, quand elle trompait son propre gardien:

«Matériel à disposition»

Alors comment une sélection qui avait humilié l'Espagne –championne du monde en titre– en juin 2014 se retrouve moins d'un an et demi plus tard éliminée d'un Euro dont elle faisait pourtant partie des favoris?

La sélection néerlandaise doit faire face à la fin d'une grande génération et à l'arrivée d'une nouvelle un peu plus faible

Avant le dernier match face à la République tchèque, L'Équipe avait essayé de comprendre ce qui n'avait pas marché avec cette sélection. Le quotidien sportif évoquait un management défaillant de Hiddink à Blind, une attaque composé de Van Persie, Robben, Huntelaar et Sneijder trop vieillissante et à l'inverse une défense trop jeune, mais aussi l'absence de patrons au milieu de terrain dans cette sélection et peut-être des raisons plus profondes.

La dernière fois que les Pays-Bas avait manqué un Euro, c'était déjà en France, en 1984. Les Oranje avaient alors connu une période assez compliquée, ne participant à aucune compétition internationale entre l'Euro 1980 et l'Euro 1988 (remportée en RFA).

Comme alors, la sélection néerlandaise devait faire face à la fin d'une grande génération et à l'arrivée d'une nouvelle un peu plus faible. C'est d'ailleurs ce qu'a expliqué le sélectionneur Danny Blind:

«On n'est pas l'Allemagne ou l'Espagne. Nous n'avons pas un tel réservoir de joueurs. Nous sommes les Pays-Bas et je dois faire avec le matériel qui est à ma disposition.»

Interrogés par Sky Sports, les journalistes néerlandais Pieter Zwart et Michiel Jongsma livrent le même constat, mais précisent les raisons de cette défaillance au niveau des joueurs:

«La génération qui devait faire le pont entre ces deux différents groupes n'a jamais répondu aux attentes. La transition entre la génération 1980-1984 et celle de 1990-1994 s'est avérée être difficile parce que le groupe du milieu n'a pas produit de leaders à l'exception de Kevin Strootman, blessé.»

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