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Comme une empreinte digitale, l’activité cérébrale est propre à chacun

Un jeune chinois est examiné par le centre de traitement de la toxicomanie, à Pekin suite à une addiction à Internet, le 22 février 2014 | REUTERS / Kim Kyung -Hoon

Un jeune chinois est examiné par le centre de traitement de la toxicomanie, à Pekin suite à une addiction à Internet, le 22 février 2014 | REUTERS / Kim Kyung -Hoon

Le cerveau de chaque être humain posséderait sa propre manière de faire des connexions. Les identifier permettrait ensuite de mieux lutter contre certaines maladies.

C’est une nouvelle qui pourrait bouleverser la communauté scientifique. Des chercheurs affirment, dans une étude parue dans la revue Nature Neuroscience et relayée par The Conversation, avoir réussi à déterminer le profil neurologique de plusieurs individus. C’est grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), que les scientifiques ont réussi cette prouesse. 

L’étude a été menée sur 126 patients, participant à «The Human Connectome Project», dont l’objectif est de cartographier le cerveau pour réunir des données, en vue de lutter contre des maladies comme l’autisme, Alzheimer ou la schizophrénie. L’activité cérébrale des «cobayes» a été testée dans six situations différentes: au repos, en écoutant une histoire, en essayant de résoudre des problèmes mathématiques… 

Mesurer le dialogue entre les régions du cerveau

Ensuite, ce sont les connexions entre 268 régions du cerveau qui ont été analysées pour chaque candidat. Le but de l’exercice était de comprendre comment les régions interagissaient entre elles. The Conversation propose une métaphore qui permet de comprendre ce qui a été fait:

«Imaginez que deux musiciens jouent dans le même temps. Plutôt que de mesurer la force avec laquelle chaque musicien joue, nous mesurons la synchronisation de leur musique.»

Prévenir des maladies

Résultat, chaque activité cérébrale serait unique, semblable à une empreinte digitale. À partir d'une IRMf, les chercheurs ont ainsi été en mesure d'identifier chaque individu et de déterminer leur capacité à passer des tests de logique.

Ces avancées pourraient permettre à terme d’être extrêmement utiles dans la prévention de certaines maladies. En effet, la comparaison entre l’activité cérébrale d’un même individu à plusieurs moments de la vie permettrait de déterminer le risque que le patient a de contracter des maladies mentales comme la schizophrénie, la dépression ou encore Alzheimer. Une solution pour mieux cibler les personnes susceptibles de tomber malades.

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