Égalités

L'«adorable» Jennifer Lawrence moins payée que les hommes, c'est terminé

Temps de lecture : 2 min

La star américaine d'«Hunger Games» publie une tribune dans laquelle elle dénonce les mécanismes renforçant les inégalités salariales homme-femme.

Jennifer Lawrence, en mai 2014. REUTERS/Eric Thayer
Jennifer Lawrence, en mai 2014. REUTERS/Eric Thayer

L'une des principales revendications des féministes est l'égalité salariale. Parce qu'en 2015, même dans des lieux que l'on considère comme privilégié –en l'occurence Hollywood–, il se trouve que les femmes gagnent moins d'argent que les hommes, comme l'a récemment confirmé la publication des e-mails de Sony. L'actrice Jennifer Lawrence (Hunger Games, Happiness Therapy…) vient de publier une tribune intitulée «Pourquoi est-ce que je gagne moins d'argent que les hommes?», dans Lenny, la nouvelle newsletter pilotée par la créatrice de la série Girls, Lena Dunham.

Elle y explique qu'après les fuites chez Sony, lors d'un piratage de novembre dernier, elle a découvert à quel point elle gagnait moins d'argent que les autres acteurs.

«Je n'étais pas en colère contre Sony. J'étais en colère contre moi-même. J'avais échoué en tant que négociatrice parce que j'avais abandonné trop tôt. Je ne voulais pas continuer à me battre pour des millions de dollars dont je n'avais pas besoin, les ayant déjà gagnés grâce à deux franchises [Hunger Games et X-Men, ndlr]

Les femmes conditionnées?

Elle détaille également comment ne pas vouloir être considérée comme une enfant gâtée a limité ses prétentions salariales et précise, qu'aujourd'hui, elle en a marre:

«C'en est fini d'essayer de trouver la façon “adorable de donner mon avis et d'être toujours sympathique! J'emmerde tout ça. Je pense n'avoir jamais travaillé pour un homme qui avait des responsabilités et qui a passé du temps à réfléchir à comment faire entendre sa voix. On l'entend, point. Jeremy Renner, Christian Bale et Bradley Cooper se sont tous battus et ont réussi à négocier des contrats importants. Je suis sûre qu'on leur a dit de ne jamais rien lâcher et d'être stratégiques, pendant que j'essayais d'éviter de passer pour la sale gosse et que je n'obtenais pas ma part du gâteau. Une fois encore, cela n'a peut-être RIEN à voir avec mon vagin, mais je me suis rendue compte que je n'avais pas complètement tort quand un autre e-mail de Sony a fuité et révélé qu'un producteur parlait d'une actrice principale qui négociait comme d'une “gamine pourrie gâtée. Pour une raison ou une autre, j'ai du mal à imaginer quelqu'un dire ça à propos d'un homme.»

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