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Le chômage favorise le suicide des jeunes (et l’austérité celui des vieux)

Le stand Pôle Emploi lors d'un forum à Nice en octobre 2014. REUTERS/Eric Gaillard

Le stand Pôle Emploi lors d'un forum à Nice en octobre 2014. REUTERS/Eric Gaillard

Des chercheurs de l'université de Portsmouth confirment la corrélation existante entre une situation économique difficile et la hausse du nombre de suicides dans une partie de l'Europe.

La crise et les mesures d’austérité ont provoqué une augmentation significative du taux de suicide des hommes, selon une étude publiée dans la revue Social Science and Medicine et repérée par le site Science daily

Une baisse d’un point du taux de croissance en Grèce, Irlande, Italie, Portugal et Espagne a conduit à une augmentation de 0,9% du taux de suicide dans ces pays, soit 6.000 suicides en plus entre 2011 et 2012, affirment ces chercheurs de l’université de Portsmouth. Les jeunes hommes âgés de 10 à 24 ans sont les plus affectés, avec une augmentation de 1,6%.

Au cœur de cette hécatombe, la disparition de l’emploi. Selon les chercheurs, une augmentation du taux de chomage de 1% conduirait à une augmentation du taux de suicide de 1,48%. 

L'austérité tue

Une publication de l’Inserm avait abouti en janvier dernier à des conclusions similaires, constatant dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS) qu’«entre 2000 et 2010 en France, le taux de chômage est significativement et positivement associé au taux de suicide». Une augmentation de 10% conduit selon ces chercheurs à une augmentation de 1,5% du taux de suicide pour l'ensemble de la population de plus de 15 ans.

En se concentrant sur les effets des mesures d’austérité, les chercheurs de l'université de Portsmouth ont cependant trouvé que les personnes les plus affectées étaient les personnes âgées de 65 à 89 ans. Pour cette tranche d’âge, les augmentations d’impôts, les coupes dans les dispositifs d’aides et autres politiques frappant de plein fouet la population sont soupçonnées d’avoir provoqué la mort de plus de 4.500 personnes entre 2009 et 2014.

 
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