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Dans les facs texanes, les armes sont autorisées, mais pas les sex-toys

Capture d’écran de la page Facebook «Cocks Not Glocks»

Capture d’écran de la page Facebook «Cocks Not Glocks»

Pour protester contre une loi autorisant le port d’armes cachées sur les campus américains, une jeune femme propose de venir à l’université avec des sex-toys, qui n’y sont pas autorisés.

Pour protester contre une loi récente qui autorise le port d'armes cachées sur les différents campus de l'Université du Texas, une étudiante vient de lancer une idée de manifestation qui fait déjà fureur aux États-Unis: venir sur le campus avec des sex-toys.

Jessica Jin, une ancienne étudiante en musique de cette université sur le campus d’Austin, a en effet trouvé que, selon le règlement intérieur de la fac, les godemichets visibles sont interdits à l’université, puisque «tout écrit, image visuelle ou performance publique obscène» y sont prohibés, rapporte ThinkProgress. Selon le code pénal du Texas, exposer ou distribuer des objets obscènes est un délit mineur passible de 500 dollars d'amende.

Énervée par ce deux poids deux mesures qui autorise les armes mais pas l'obscénité, Jessica Jin a créé un groupe Facebook intitulé «Cocks Not Glocks» («des bites, pas des glocks»), qui invite les étudiants à venir à la fac avec des sex-toys attachés à leur sac à dos. Lundi 12 octobre, 3.700 personnes avaient déjà annoncé qu'elles viendraient manifester.

«Aussi inutile qu’un pistolet» 

«Tu amènes un pistolet en classe? Ouais et bah moi j'ai un GROS GODEMICHET. C'est à peu près aussi inutile qu'un pistolet pour nous protéger des tireurs sociopathes, mais c'est beaucoup mieux pour un usage récréatif», écrit Jessica Jin sur la page du groupe.

«L'État du Texas a décidé qu'il est possible d'amener des armes cachées dans les classes, mais par contre il y a des règles très strictes en ce qui concerne l'expression sexuelle», explique l'organisatrice.

Les protestations sont prévues pour août 2016, lorsque la loi en question entrera en vigueur, mais l'idée a déjà fait beaucoup de bruit, notamment parce que, depuis le 1er octobre, trois fusillades ont éclaté dans trois campus différents, une dans l'Oregon (neuf morts), une en Arizona (un mort) et une au Texas (un mort).

Daniel Hamermesh, un professeur d'économie à l'université du Texas à Austin, a déjà déclaré qu'il arrêterait d'enseigner dans ce campus pour protéger sa sécurité:

«J'ai l'impression que le risque qu'un étudiant mécontent amène un pistolet en classe et commence à tirer sera beaucoup plus grand avec cette loi qui autorise le porte des armes cachées.»

Sept autres États américains ont des lois similaires sur les campus, dont l'Oregon, le Mississippi, le Kansas et l'Idaho.

 

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