Culture

Quand Dominique A chantait la Nobel de littérature Svetlana Alexievitch

Temps de lecture : 2 min

Le chanteur français s'est inspiré de l'auteure biélorusse pour la chanson «Une autre vie», extraite de son dernier album «Éléor».

Svetlana Alexievich en février 2014 (REUTERS/Stringer/Files)
Svetlana Alexievich en février 2014 (REUTERS/Stringer/Files)

Ceux qui n'auraient jamais lu un livre de Svetlana Alexievitch, l'écrivain et journaliste biélorusse qui a reçu ce jeudi 8 octobre le prix Nobel de littérature 2015, sont peut-être quand même familiers avec une partie de son œuvre sans le savoir. Son livre La Fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement, publié en 2013, a, en effet, inspiré la chanson «Une autre vie», extraite du dernier album de Dominique A, Éléor.


Il y est question de gens qui discutent dans les cuisines au son d'une radio menaçante, symbole de la surveillance du régime soviétique. Puis, dans un deuxième temps, de la vie après sa chute, qui n'a pas tout résolu: «Et on n'est pas au Paradis / N'avoir plus peur n'a pas suffi / Désormais nous dormons la nuit / Dans cette autre vie.»

Au printemps, le chanteur français m'expliquait pour GQ:

«Cette chanson est axée sur un livre: La Fin de l’homme rouge. C’est un bouquin de témoignages. Un superbe livre de Svetlana Alexievitch. Il y a vachement de témoignages passionnants. Certains racontent qu’à l’ère communiste, souvent, les gens se retrouvaient la nuit dans la cuisine. J’aimais bien l’idée de la radio comme un agent infiltré, en quelque sorte. Il y a une forme de clandestinité.»

Rappelons ici que Dominique A est lui-même écrivain en plus d'être auteur-compositeur. Après le récit autobiographique Y revenir, paru en 2012, il a publié cette année une fiction qui lui ressemble, Regarder l'océan.

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