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Paris va épater la galerie avec sa nouvelle scène artistique

Une baignoire peinte par l’artiste David Walker pour le projet street art de la « tour 13 » à Paris, le 24 octobre 2013 | REUTERS/Jacky Naegelen

Une baignoire peinte par l’artiste David Walker pour le projet street art de la « tour 13 » à Paris, le 24 octobre 2013 | REUTERS/Jacky Naegelen

La capitale est en train de redevenir «the place to be»: sa scène artistique renaît peu à peu de ses cendres.

Paris, qui a attiré des artistes du monde entier grâce aux clichés de Montmartre et à sa qualité de vie prétendue, a perdu de sa superbe ces dernières années. Qualifié d’avant-gardiste au début du XXe siècle, elle laisse sa place de capitale des arts au profit de Berlin, Londres ou Bruxelles, rapporte le site du magazine de mode britannique i-D, qui appartient au groupe Vice:

«Pour tous ceux qui sont arrivés dans l'espoir de vivre ce cliché, il était facile d'être déçu. Non seulement parce que les clichés ne sont pas vrais, mais aussi parce que, dans le début des années 2000, la France a été coincée dans la bureaucratie des institutions centenaires. Les artistes partaient parce qu'ils étouffaient lentement dans la capitale française.»

Cependant, depuis quelque temps, une scène artistique émergerait de nouveau dans la Ville Lumière.

Galeries pour artistes émergents

Des artistes partis seraient même revenus, comme Christophe Lemaître, qui, après avoir passé plusieurs années à Maastricht, est rentré à Paris pour y fonder un artist-run space:

«le twist qui est en train de se produire à Paris est avant tout lié à l'émergence des artist-run space. En 2008, lorsque je suis sorti des Beaux-Arts de Paris, il n'y avait quasiment plus aucun lieu qui s'adressait à la très jeune génération, à part Bétonsalon et Treize, mais qui déménageait régulièrement. J'avais alors monté une structure de ce genre qui s'appelait Super. Puis, en 2011, Shanaynay s'est installé à Paris : leur ambition et leur approche internationale ont donné de l'appétit à beaucoup de gens, et en moins de deux ans, toute une série de nouveaux lieux se sont montés».

Shanaynay est donc un espace indépendant, géré par des artistes et dont le but n’est pas de construire une collection ni de faire à proprement parler commerce de ses œuvres. Sabrina Tarasoff, conservatrice de l’espace, estime qu’il a été créé en «réponse à l'absence d'espaces d'exposition indépendants dans la ville». D’autres comme Treize, -1, Exo, Tonus, Glassbox ou Palette Terre jouent aussi la carte de l’originalité pour attirer des visiteurs dans leurs galeries. À -1 par exemple «on doit prendre rendez-vous avant de se diriger dans un parking souterrain», rapporte i-D. 

Ces jeunes galeries suffiront-elles cependant à rendre son titre de capitale des arts à Paris? Une chose est sûre: elles retiendront sûrement nombre d’artistes français de s’exiler.

Mise à jour du 8 octobre: La première version de cet article citait Christophe Lemaître en traduisant ses propos de l'anglais au français; or, l’article d’i-D a d'abord été publié en français le 23 septembre avant d'être traduit en anglais le 6 octobre; nous avons donc repris les citations originales de Christophe Lemaître.

 

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