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Le Royaume-Uni, cet endroit où il fait bon mourir

Volontaires de la Croix rouge au travail Ministère des Affaires étrangères australien via Flickr CC License by

Volontaires de la Croix rouge au travail Ministère des Affaires étrangères australien via Flickr CC License by

Un classement recensant l'avancement des pays dans l'encadrement de la fin de vie des patients vient d'être publié. La France est loin du podium.

L’Economist Intelligence Unit (EIU, qui dépend du journal anglais The Economist) vient de publier un Quality of Death Index (le second après celui daté de 2010), un classement des pays où les soins de fin de vie sont les plus fournis et les mieux assurés. Et c’est le Royaume-Uni qui arrive en première position, avec 93,9 points.

Le classement, qui porte sur quatre vingt pays, utilise vingt critères comme le nombre d’installations permettant d’apporter des soins palliatifs aux malades, la qualité de celles-ci, le personnel médical dévolu à cette tâche, l’implication des bénévoles.  

La France classée dixième

The Economist, après lecture du rapport de l’EIU, explique que la première position du Royaume-Uni par l’inclusion de plus en plus large des soins palliatifs dans le National Health Care, le grand nombre des hospices et la masse de bénévoles se consacrant aux personnes en fin de vie.

Bien sûr, les pays les plus développés se taillent la part du lion dans cet organigramme. L’Australie et la Nouvelle-Zélande complètent ainsi le podium. Les États-Unis sont, eux, neuvièmes... soit une place devant la France. Sans grande surprise, l’Irak ferme la marche, bon dernier avec 12,5 points selon les indicateurs retenus.

Moins de 10% reçoivent les soins dont ils ont besoin

Cependant, les savants qui ont établi ce classement signalent les bonnes performances de pays en voie de développement. Ainsi l’Ouganda a montré de grands progrès dans l’accès à la morphine. La Mongolie, elle aussi, est beaucoup mieux lotie à présent, si l’on compare aux années précédentes. En peu de temps, grâce à l’action d’une femme médecin du nom d’Odontoya Davaasuren, le pays a vu l’ouverture d’une dizaine de centres spécialisés dans la proposition de soins palliatifs dans sa capitale (alors que le pays n’en comptait aucun en 2000) et quelques hôpitaux de province ont aménagé un service à même fin. Ces soins sont désormais enseignés dans les écoles de médecine mongoles, inclus dans la sécurité sociale locale et la morphine plus accessible.

La progression des soins palliatifs est donc en bonne voie mais un chiffre cité par les experts du rapport modère cet enthousiasme: d’après eux, dans le monde, moins de 10% des personnes en fin de vie reçoivent les soins dont ils ont besoin.   

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