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On boit beaucoup trop au Pôle Sud

Temps de lecture : 2 min

Dans les bases de recherche américaines, la consommation d'alcool pose problème, mais les autorités ne savent pas vraiment comment y remédier.

La base antarctique Amundsen-Scott, une station de recherche américaine située en plein pôle Sud. Bill Henriksen via Wikimedia
La base antarctique Amundsen-Scott, une station de recherche américaine située en plein pôle Sud. Bill Henriksen via Wikimedia

Dans les régions reculées de l'Antarctique, l'addiction à l'alcool est un problème grandissant pour le personnel américain en mission –scientifiques, chercheurs, techniciens, cuisiniers ou conducteurs. Après une inspection officielle sur la santé et la sécurité des bases de recherche scientifique, menée en 2014, la situation inquiète les autorités qui tentent de trouver une solution, explique Wired:

«Travailler dans l'Antarctique peut être l'un des boulots les plus exaltants de la planète, mais aussi l'un des plus déprimants. En raison de la distance et de la difficulté à rejoindre le continent, la plupart des gens y restent pendant plusieurs mois. La beauté et l'isolement peuvent donner de l'inspiration, mais peuvent aussi détruire.»

Bagarres et comportements imprévisibles

Ces dernières années, des bagarres ont éclaté dans les bases scientifiques, des «comportements imprévisibles» ont été observés et certains s'y seraient même rendus en état d'ébriété. Mais, selon Wired, ce sont plutôt les différences culturelles entre les scientifiques et les travailleurs contractuels qui seraient au cœur du problème. «Ils ont tendance à manger, boire ou à se socialiser séparément, comme les officiers et les enrôlés le faisaient autrefois dans l'armée», explique le site.

Pour lutter contre cette addiction, la Fondation nationale pour la science –une agence indépendante du gouvernement américain– a envisagé l'envoi d'éthylotests sur les bases scientifiques pour déterminer si le personnel est apte à travailler. Mais rien n'est encore gagné. La mise en pratique de ces contrôles pose, en effet, plusieurs questions: qui procédera aux contrôles d'alcoolémie dans ces zones reculées? Qui contrôlera les résultats et la mise en pratique de ce nouveau protocole?

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Et, au-delà d'une question de logistique, il reste un obstacle technique de taille. Dans la base scientifique américaine d'Amundsen-Scott, située à 2.850 mètres d'altitude, l'altitude et les conditions climatiques pourraient compromettre l'efficacité et la fiabilité des éthylotests.

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