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À Budapest, des plats syriens pour lutter contre la xénophobie

Des Bolani, à Budapest, le 1er octobre (REUTERS/Bernadett Szabo)

Des Bolani, à Budapest, le 1er octobre (REUTERS/Bernadett Szabo)

Plusieurs restaurants de la ville veulent encourager à la découverte d'autres cultures. Et ça marche.

La Hongrie de Viktor Orbán est un des pays européens les plus hostiles à l'arrivée des réfugiés, mais, à Budapest, une association tente de lutter contre ce rejet via la cuisine, rapporte la radio NPR. Pendant une semaine, dix restaurants de la capitale hongroise ont ainsi préparé des plats syriens, afghans, érithréens et somaliens, façon de faire connaître la culture de l'autre pour encourager le respect et le dialogue. 

Le festival s'appelle Körités, un mot qui veut dire à la fois clôture et plat d'accompagnement, et il y a eu tellement de demandes de réservations que les organisateurs espèrent le prolonger. Le but est aussi de développer des initiatives similaires dans les zones rurales où arrivent la plupart des réfugiés.

«Tout est politique»

Tous les ingrédients ne sont pas faciles à trouver, mais des établissements habitués à servir du goulash se sont mis à servir du café et des galettes érithréennes, des pâtisseries syriennes, des ragoûts afghans et des bananes plantain de Somalie. Il y a aussi eu des soirées quiz sur les pays en question et des activités artistiques pour enfants.

«Honnêtement, ce n'est pas un projet politique, mais d'un autre côté, tout est politique quand on parle de migrants et de réfugiés, explique Hanna Mikes, une des organisatrices. L'idée c'est de se demander comment on peut encourager les gens à découvrir d'autres cultures à travers la nourriture.»

À Pittsburgh, le précédant Conflict Kitchen

L'initiative, financée par une bourse du gouvernement norvégien, est inspirée par Conflict Kitchen (la cuisine du conflit), un restaurant de Pittsburgh qui sert des plats venant de pays avec lesquels les États-Unis sont en conflit, comme l'Afghanistan ou l'Iran, pour encourager les gens à découvrir ces cultures. 

«Nous voulons faire venir le festival à la campagne. Ce serait bien que l'initiative soit présente là où il y a des camps de réfugiés, explique Hanna Mikes. Les gens qui vivent près des camps de réfugiés devraient en savoir plus sur les gens qui y vivent.»

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