Monde

Vaclav Klaus: l'ennemi du traité de Lisbonne

Temps de lecture : 2 min

En Irlande un sondage réalisé par le Irish Time donne le oui majoritaire pour le référendum sur le traité de Lisbonne, ce qui permettrait son adoption par toute l'Union Européenne. Mais dans l'Union, certains opposants restent féroces.

Le premier est l'«europhobe» Vaclav Klaus, président de la République Tchèque, écrit Jean Quatremer, sur son blog «Coulisses de Bruxelles». Klaus est déterminé à refuser sa signature à la ratification, qui a pourtant été largement votée par le Parlement tchèque et validée par la Cour constitutionnelle du pays. Selon Quatremer, la stratégie de Vaclav Klaus consiste donc à retarder la mise en vigueur du traité (s'il était ratifié par l'Irlande le 2 octobre) en ne signant pas tout de suite  et en attendant l'élection anglaise qui se tiendra au printemps 2010. La très probable victoire des conservateurs anglais garantirait des alliés au président tchèque.

Il semblerait en fait que David Cameron, leader des Torys, ait écrit il y a quelques semaines à Vaclav Klaus pour lui promettre un référendum sur le traité après leurs élection: «si le traité n'était pas en vigueur au moment des prochaines législatives et qu'un gouvernement conservateur était élu, nous suspendrions la ratification du traité par la Grande-Bretagne et organiserions un référendum tout en appelant à son rejet», a-t-il affirmé dans sa missive. «S'il était rejeté, cela signifierait la mort du traité». La question demeure: Vaclav Klaus a-t-il les compétences pour refuser de signer un traité voté démocratiquement?

La Constitution n'est pas très claire sur ce point et il faudra sans doute saisir le Conseil constitutionnel pour qu'il tranche au cas où le président tchèque tente ce coup de force. Et comme plusieurs députés et sénateurs de l'ODS ont l'intention de saisir à nouveau ledit Conseil pour vérifier à nouveau la conformité du traité de Lisbonne à la Constitution, cela sera autant de temps de gagné. L'obstacle que Klaus pourrait rencontrer viendrait de ses alliés conservateurs, car il n'est pas du tout sûr que ceux-ci, une fois élus, lanceraient un référendum, au risque de se marginaliser en Europe.

En attendant, conclut Quatremer, Vaclav Klaus dit ne pas être inquiet, persuadé qu'il est que les Irlandais rejetteront une nouvelle fois le traité: il l'a dit hier à New-York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

[Lire l'article complet sur le blog Coulisses de Bruxelles]

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Image de Une: Vaclav Klaus au World Economic Forum. Flickr


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