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Une scientifique de la Nasa doit s'assurer que Mars reste propre

Extrait du film «Seul sur Mars», via Allociné

Extrait du film «Seul sur Mars», via Allociné

Catharine A. Conley doit nous empêcher de faire n’importe quoi ailleurs dans la galaxie.

Pour vous situer un peu l’importance de son métier, on pourrait dire que Catharine A. Conley est une collègue de Tommy Lee Jones et Will Smith dans les films Men in Black. Au sein de la Nasa, elle remplit depuis neuf ans le rôle d’officier de protection de la planète.


 

Sauf que, contrairement au film, la mission de Catharine A. Conley n’est pas de protéger notre Terre contre les aliens, mais de protéger le reste de la galaxie contre les humains. Le New York Times, qui dresse son portrait, explique qu’elle doit faire en sorte que nous n’allions pas contaminer l’espace en général, et Mars en particulier. «Si nous allons chercher de la vie sur Mars, explique-t-elle au journal, ce serait vraiment nul d’y amener de la vie terrestre.» Une mission périlleuse puisque, comme le rappelle le New York Times, «des milliers, des millions et parfois plus, de bactéries ont traversé le système solaire sur une vaisseau spatial».

Paradis du lichen

Certes, les sondes que nous envoyons dans l’espace sont traitées, mais pas de façon optimale: les stériliser complètement coûterait 100 millions de dollars de plus aux agences spatiales. Ainsi, les sondes que nous avons envoyées sur la planète, Curiosity et Opportunity par exemple, ont forcément emmené avec elles des microbes. Et si une grande partie des indésirables a été tuée pendant le voyage ou grâce aux ultra-violets présents sur Mars, une autre partie a certainement résisté au climat de la planète. C’est pour cela que les robots ont interdiction de visiter certaines régions, où la vie ramenée de Terre pourrait plus facilement se développer.

«L’environnement sur Mars est potentiellement un grand festin pour les organismes de la Terre», explique Catharine A. Conley, qui s’inquiète particulièrement pour le lichen, qui raffole du soleil et de la roche, deux éléments que l’on trouve à foison sur Mars.

Nous vous expliquions il y a quelques jours que les puissances mondiales, en l’état actuel des choses, ne pourront pas toucher au sol martien, en vertu du Traité de l’Espace signé il y a près de cinquante ans. Mais avec la récente découverte de trace d’eau liquide sur la planète rouge, l’officier a de quoi s’inquiéter. L’homme va sûrement chercher à se détacher des règles du traité pour justifier un peu plus ses ambitions d’aller vérifier s’il existe des formes de vie martienne. Au risque de détruire tout un écosystème. 

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