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La maison-mère de Google, Alphabet, laisse tomber sa devise culte «Don’t be evil» et choisit «Do the right thing»

Gif de Grégor Brandy.

Gif de Grégor Brandy.

«Don’t be evil», c’est dépassé. Dites désormais «Do the right thing» pour Google. C’est la nouvelle devise du géant américain des technologies, qui a subi récemment une mue, avant de renaître à nouveau sous le nom d’Alphabet, une holding qui gère les activités variées du groupe. La célèbre phrase reste bien inscrite dans les statuts de la filiale, qui s’est recentrée sur ses activités historiques et s’appelle toujours Google, mais la maison-mère a adopté un nouveau code de conduite, comme l’a repéré le Wall Street Journal.

La devise «Don’t be evil» («Ne soyez pas malveillants») était devenue célèbre car elle était censée résumer l’esprit de l’entreprise co-fondée par Larry Page et Sergey Brin, en opposition à Microsoft, notamment, qui dominait à l’époque. Ses promoteurs assuraient que l'entreprise était altruiste, inscrivant par exemple dans ses principes fondamentaux l’idée qu'«il est possible de gagner de l'argent sans vendre son âme au diable». La devise originelle fut même placée en tête de la lettre envoyée aux investisseurs, juste avant l’introduction en bourse de Google. Mais elle est aussi régulièrement tombée sous le feu des critiques, à cause des stratégies d’optimisation fiscale et d’évitement de l’impôt jugées contraires à l’éthique.

Injonction positive

Larry Page avait annoncé en novembre 2014 qu’il réfléchissait à un nouveau slogan, capable de mieux refléter l’entreprise. C’est chose faite. L’injonction négative à ne pas être malveillant fait donc place à une injonction positive à faire le bien («Do the right thing»: «Faites le bien», ou «Faites ce qui est juste»). Elle est explicitée dans le nouveau code de conduite de Google:

«Les employés d’Alphabet et de ses filiales doivent faire le bien - obéir à la loi, agir avec honnêteté, et se traiter mutuellement avec respect»

«Les chiens sont cools»

D'autres petits changements ont été apportés qui reflètent l'évolution de Google/Alphabet. L’ancien bréviaire comprenait par exemple quelques drôles de règles, comme le fait remarquer le Wall Street Journal, sur l’alcool au bureau («Ok, mais pas trop») ou les animaux domestiques («Les chiens sont cools mais les chats ne sont pas encouragés»), qui ont été expurgées. Mais l’un des porte-paroles a prévenu: «s’ils commencent à amener des chats, ça va barder». Ceux qui avaient peur que l'entreprise ait perdu son sens de l’humour seront rassurés.

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