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La réaction de Jeb Bush à la fusillade en Oregon: «Ce sont des choses qui arrivent»

Jeb Bush lors d'une conférence à Détroit, le 4 février 2015 | REUTERS/Rebecca Cook

Jeb Bush lors d'une conférence à Détroit, le 4 février 2015 | REUTERS/Rebecca Cook

Après la fusillade qui a fait neuf morts en Oregon le 1er octobre, le président Obama avait regretté que les Américains semblent s'être habitués à la répétition de ce genre de massacres. «Nous sommes devenus insensibles à cela», avait-il dit.

Un jour après cette déclaration du président, le candidat aux primaires républicaines Jeb Bush en avait parfaitement illustré le contenu. Alors qu'il participait à un forum de discussion en Caroline du Sud, il a expliqué pourquoi il pensait que de nouvelles lois sur le contrôle des armes ne seraient pas utiles:

«J'ai connu ce genre de défis en tant que gouverneur parce que... vous savez, ce sont des choses qui arrivent. Il y a toujours des crises et la réaction immédiate est d'essayer de faire quelque chose, mais ce n'est pas nécessairement ce qu'il faut faire.»

Élu gouverneur de l'année par la NRA

Suivant le dogme conservateur, il avait aussi déclaré: «Oui, c'est une période difficile pour notre pays, mais je ne pense pas que plus de gouvernement soit nécessairement la réponse adéquate.»

Un reporter du New Yorker a ensuite demandé au candidat s'il maintenait ce qu'il avait dit, et Bush a répondu que oui. Il a précisé que le terme «ces choses-là» ne se référait pas particulièrement à la fusillade dans l'Oregon, mais aux tragédies en général.

Lors de cet événement de campagne, Bush s'était aussi vanté d'avoir été une fois élu gouverneur de l'année par la NRA, le lobby pro-armes.

«Les Américains devraient entendre ce commentaire» 

Pendant un briefing de presse le même jour, un journaliste a lu la phrase de Jeb Bush au président Obama, qui a répondu:

«Je ne crois même pas que j'ai quelque chose à répondre à cette phrase. Les Américains devraient entendre ce commentaire et former leur propre jugement à partir du fait que, tous les deux trois mois, nous avons une fusillade dans le pays. Et ils peuvent décider s'ils trouvent que ce sont des choses qui arrivent.»

#stuffhappens

Sur Twitter, les commentaires de Bush ont déclenché un déluge de critiques, sous le hashtag #stuffhappens.

Pendant la conférence, Bush avait notamment essayé d'expliquer que, pour lui, des tragédies comme les noyades en piscine ou les accidents de voiture ne devraient pas automatiquement mener à de nouvelles législations, et qu'il en était de même pour les fusillades. Mais, sur Twitter, beaucoup ont noté qu'il s'agissait d'une très mauvaise comparaison dans la mesure où ce genre de régulation pour les piscines ou les voitures a justement permis de sauver de nombreuses vies.

«Ce sont des choses qui arrivent - donc nous avons créé des loi pour réduire les risques. Les noyades d'enfants ont baissé de 42%.»

Certains se sont amusés à imaginer «stuff happens» comme nouveau slogan de campagne de Jeb Bush:

«Pas convaincu par le nouveau slogan de campagne de Jeb.»

D'autres se sont moqués des derniers sondages de Jeb Bush, actuellement crédité de seulement 4% des votes, en ajoutant le commentaire «ce sont des choses qui arrivent».

 

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