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En Syrie, l'aviation russe n'a laissé aucune chance aux civils

Temps de lecture : 2 min

Les premières frappes russes en Syrie ont fait des dégâts considérables mais pas dans le camp de Daech.

La ville de Homs en mai 2014 | REUTERS/Ghassan Najjar
La ville de Homs en mai 2014 | REUTERS/Ghassan Najjar

Généralement, l'aviation syrienne survole la zone qu'elle s'apprête à bombarder environ cinq minutes avant l'assaut. Ce qui permet, parfois, aux localités qui vont être touchées de déclencher des alertes à destination de la population. Mais mercredi 30 septembre, l'armée russe a effectué ses premières frappes dans les régions de Homs et de Hama sans permettre aux civils de se mettre à l'abri.

«L'attaque de mercredi était rapide et soudaine. C'était surprenant. Il y a normalement une alarme qui se déclenche dans la ville qui permet aux gens de se cacher dans les abris, mais pas cette fois», raconte à Buzzfeed Omar Qayson, un activiste de 19 ans qui vit à Talbiseh, une localité proche de Homs, dans le nord du pays.

Au moins trente-six civils seraient morts mercredi sous ces bombardements. La destruction d'un centre de distribution de pain près de Homs aurait à elle seule fait plus de douze morts, selon un bilan provisoire.

Cible

Les habitants de ces villes décrivent également des dégâts d'une ampleur considérable. «Le régime a bombardé cette zone de nombreuses fois auparavant, mais jamais aussi fort qu'hier», raconte à Vice le membre d'une brigade rebelle de Talbiseh.

Si Moscou prétend viser des «positions de l’État islamique», les rebelles affirment être pris pour cible depuis trois jours. Dans les provinces d'Idlib et de Hama, les combattants de l'armée de la conquête (Jaysh al-Fatah), une coalition rebelle qui a repris de nombreux territoires aux forces du régime au printemps dernier, ont également été visés. Or, ces régions sont vides de tout djihadiste, parfois depuis plus d'un an et demi.

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