Partager cet article

Twitter ferait (en fait) ressortir le meilleur de nous-mêmes

Twitter dégoulinerait davantage de bons sentiment que l’on n’a tendance à le penser | l8tr597 via Flickr CC License by

Twitter dégoulinerait davantage de bons sentiment que l’on n’a tendance à le penser | l8tr597 via Flickr CC License by

Le réseau social nous montrerait plus de contenus positifs que de négatifs.

Quand on évoque les réseaux sociaux, on pense tout de suite au torrent de haine qui envahit régulièrement les timelines. Dernièrement, c’est la créatrice de la série Girls, Lena Dunham, qui en a fait les frais, après avoir posté sur Instagram une photo d’elle ne portant rien d’autre qu’un soutien-gorge de sport et le caleçon de son petit ami. Elle a dû affronter un grand mouvement de «body-shaming» sur Instagram mais aussi sur Twitter. Un tel flot «d’abus verbal» qu’elle ne «regarde plus Twitter»comme elle l’a raconté au site Re/code:

«Ce ne sont pas des mots qu’on devrait vous lancer, jamais. Donc, à titre personnel, il était plus sain d’arrêter [d'utiliser Twitter].»

De nombreuses études sont allées dans le sens de Lena Dunham, expliquant par exemple que Facebook nous rend malheureux, notamment à cause du manque d’attention (de «likes») dont certains peuvent souffrir, ou même que les réseaux sociaux provoquent des troubles mentaux chez les adolescents.

Mais aujourd’hui, une nouvelle étude semble montrer que les émotions positives suscitées par ce qui est relayé sur les réseaux sociaux font plus que compenser leur pendant négatif.  Emilio Ferrara et son équipe ont analysé plus de 19 millions de tweets de septembre 2014. Et, comme il l’explique au site Quartz, «les humains favorisent sur le long terme les contenus positifs, les bonnes nouvelles». Le contenu négatif se propage plus vite mais, à terme, les gens partagent et retiennent plus souvent les messages et contenus à teneur positive.

«Score de sentiment»

Pour distinguer les contenus négatifs des contenus positifs, les auteurs de l’étude ont utilisé un algorithme analysant «les émoticônes, le langage familier et certains indices linguistiques» afin de leur attribuer un «score de sentiment». À partir de là, il leur suffisait de suivre le parcours de chaque message posté, entre mise en favori et rediffusion. Résultat: les utilisateurs du réseau social aiment avant tout partager la joie et l’excitation, bien plus que le pessimisme ou l’abattement.

Selon les auteurs, cette étude est très intéressante en matière d’impact social et d’économie. «Comprendre les dynamiques de diffusion de l’information et les effets sentimentaux sur un tel phénomène devient crucial pour quelqu’un qui veut mettre en place une stratégie de communication efficace.» Ce genre de résultats devrait en effet permettre aux entreprises de mieux gérer une campagne publicitaire en ligne et, plus important, aux autorités de mieux gérer les situations de crise, lors desquelles les réseaux sociaux ont un rôle extrêmement important dans la diffusion d’informations, qu’elles soient vraies ou fausses. 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte