Partager cet article

Les villes et villages où il est (ou était) interdit de mourir

 Dead End | Steve Kennedy via Flickr License by

Dead End | Steve Kennedy via Flickr License by

Certaines communes ont pris des initiatives pour interdire aux habitants de mourir sur place. Et non sans raison.

Le maire de Sellia, en Italie, en a ras-le-bol. Ses habitants vieillissent, son village se dépeuple et rien ne semble pouvoir empêcher ce mouvement. Alors, il a tout simplement interdit à ses administrés… de mourir. Enfin, il les a menacés indirectement, mais le but est le même. «Ceux qui ne prennent pas soin d’eux ou ont des habitudes qui nuisent à leur santé verront leurs taxes augmenter», a ainsi déclaré Davide Zicchinella, comme le rapporte le Guardian.

Le quotidien britannique raconte que le cas de Sellia n’est pas isolé. D’autres villages ont pris des initiatives pour interdire aux habitants de mourir sur place, quoique pour des raisons un peu différentes. Ainsi, en France, à Sarpourenx, dans le Béarn, l'ancien maire avait pris en 2008 un arrêté interdisant de décéder sur le territoire de sa commune, dont le cimetière était devenu trop petit, comme le raconte Sud-Ouest. Idem à Cugnaux, en Haute-Garonne, et dans trois autres villes du monde: Biritiba Mirim, au Brésil, Lanjaron, en Espagne, et Falciano del Massico, en Italie.

À cause du froid, les corps ne se décomposaient pas

Pendant des siècles, se suicider a été considéré dans bon nombre de pays comme un péché punissable, et c’est encore le cas en Malaisie, où l’on risque jusqu’à un an de prison, ajoute le Guardian. Au Ve siècle avant Jésus-Christ, les Grecs défendaient aux visiteurs de venir accoucher ou mourir sur l’île de Délos, considérée comme sacrée, de même que les Japonais avec l’île d’Itsukushima, et ce, jusqu’en 1868.

À Longyearbyen, sur l’île norvégienne de Spitsberg, il est aussi interdit de mourir mais pour des raisons sanitaires: à cause du froid, les corps ne se décomposaient pas, et des chercheurs ont ainsi découvert des traces du virus de la grippe espagnole, datant de 1918. Comme quoi, «interdire de mourir» peut réellement éviter de mourir à d’autres personnes.


 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte